Présentation de la conférence que je donnerai vendredi 19 mars à Marseille
Je suis ami de longue date avec Danielle Pélissier, qui s’occupe de cette association, ce qui ne signifie pas que j’en fasse partie, ni que j’adhère au mouvement spirite de Karadec. Danielle m’avait demandé depuis plusieurs mois de venir faire une conférence dans sa petite salle, capable d’accueillir 30 personnes. Comme mon état de santé me permet maintenant de me déplacer, j’ai accepté. Je serai donc là vendredi 19 mars à 18 heures, 23 impasse de Frènes, Marseille 13010.
Les lecteurs se demandent évidemment de quoi je vais leur parler. J’ai mis comme titre : « l’attitude d’un scientifique face au questionnement de la métaphysique ». C’est la première fois (mais non la dernière) que je fais une conférence de ce genre. Je commencerai par parler de la mort, et des NDE. Il se trouve que ma mère, juste avant son décès, en a vécu une, absolument typée. J’en ai trouvé la trace sur les notes qu’elle avait prises, quelques heures avant sa mort, griffonnées sur un carnet qu’elle avait placé dans la table de nuit de sa chambre d’hôpital. A l’époque, je n’avais rien compris à cette histoire de tunnel, de lumières, de « gens qui l’attendaient » etc. C’était il y a 20 ans et je peux vous dire qu’à cette époque ma mère n’avait jamais lu une ligne sur ce sujet. Moi-même, je n’ai fait le lien qu’après lecture du livre de Patrice Van Eersel, la Source Noire, bien des années après.
J’ai écrit que toute forme de pensée n’était jamais qu’un système organisé de croyances. Je vous donnerai les miennes. Je ne pense pas que l’univers se limite à ses seuls éléments tangibles, et aux lois de la physique. Je crois qu’il a un versant invisible, son versant métaphysique, le monde physique et le monde métaphysique coévoluent. Je ne crois pas que l’évolution du vivant ne soit guidée que par le hasard. Le monde invisible déclenche des mutations, au sein duquel le darwinisme fait son tri. L’un n’exclut pas l’autre.
Pour moi, le matérialisme pur et dur, un univers mené par la théorie du chaos, est la marque d’un indigence intellectuelle et d’un manque total d’imagination. Je pense, je crois que nous sommes à la veille d’événements majeurs, et peut être de commencer, sinon à comprendre, du moins à percevoir que l’univers est plus vaste et plus complexe que nous ne le pensions. Je citerai à ce propos l’extrait du discours de réception de prix Nobel d’Andréi Sakharov, à propos duquel la communauté scientifique s’est toujours montrée très discrète, parce que Sakharov exprimait en clair sa croyance en la multiplicité des mondes habités, peuplés d’une vie intelligente, dans l’univers, certains étant à un stade plus primitif que le nôtre, d’autre à un stade plus avancé « sur le grand livre de l’univers » (en reprenant ses propres mots).
En tant que scientifique il il y a longtemps que j’ai découvert que j’étais plus ignorant que savant, en dépit de tout ce que j’avais engrangé dans ma tête. Si nous ne savons pas ce qu’est la conscience, alors nous ne savons rien. Je parlerai de l’essai que j’ai consigné dans mon livre « OVNI, le message », que j’amènerai avec moi. La conférence sera suivie d’une séance de signature. L’ouvrage décrit message assez simple, n’est pas messianique pour un sou. Je pense, je crois qu’un des aspects essentiels du phénomène appelé Vie est de permettre l’extension du champ de communication, de notre champ relationnel, via un accroissement de complexité. Toute l’évolution le montre, depuis ses débuts. L’homme n’est qu’un chaînon dans cette évolution. Sur la planète, il a été l’espèce qui a reçu en héritage la tâche de développer une technologie, sans laquelle les voyages interstellaires ne seraient pas possibles. Je pense, je crois que c’est la raison d’être première de cette technologie, si sophistiquée et omniprésente : permettre de rendre visite aux voisins. Je pense, je crois que nous sommes près, technologiquement parlant, d’effectuer ce saut et c’est pour cela que nous sommes l’objet d’une surveillance discrète (depuis l’émergence de l’énergie nucléaire sur Terre). La destruction du biotope, son saccage, les guerres entre ethnies, ne sont que des retombées collatérales de cette course qui nous amènera à construire bientôt nos propres caravelles de l’espace. Et nos visiteurs doivent se dire, en étant témoins de nos saccages et de nos boucheries sans nom « quand comprendront-ils que ce qu’ils ont en main a un autre usage, un autre but ? ».
Je pense, je crois que la conscience est un attribut comportemental destiné à gérer l’émergence de cette technologie, potentiellement destructrice, en permettant à l’espèce qui la manie de devenir capable de réfléchir sur les conséquences de ses actes.
Je crois que le temps serait venu pour que les scientifiques se mettent un peu à réfléchir, au lieu de collaborer activement à notre auto-destruction, ou de bêler médiatiquement vers les étoiles.
J’avais donné au printemps une conférence à Cassis, à l’issue de laquelle une dame, venue m’acheter mon livre, m’avait dit :
- Oh, monsieur Petit, continuez de nous faire rêver...
Je ne viendra pas mercredi pour vous faire rêver, mais pour vous inciter à réfléchir, à penser par vous-même, en ne laissant plus d’autres le faire à votre place. Je ne sais quel sera l’affluence à cette conférence. La salle est petite et le billet d’entrée d’un coût limité : deux euros. Mais c’est un début. Il fallait bien commencer par quelque chose.
Pour prendre contact avec l'organisatrice de cette conférence, madame Danielle Pélissier, son e-mail :
laura13720@hotmail.fr
Rien n'a été prévu pour une réservation. Il sera peut être prudent de venir avant l'heure de la conférence : 18 heures.
Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Cnrs