Une découverte extraordinaire :
Il y a autant de cons au CNRS
et dans le milieu universitaire
que dans toute autre catégorie
socio-professionnelle

1° nov 2002

On sait classer, depuis les travaux de Wilfried Wurmstein et Laetitia Paparazzi, datant des années cinquante, une population d'individus pris dans une catégorie socio-professionnelle quelconque en un certain nombre de catégories (dites "catégories de Wurmstein-Paparazzi"). On trouve :

   - 5 % de gens authentiquement intègres, dont les critères moraux sont relativement indépendants de leur environnement ou des circonstances.

   - 20 % de sale cons agissants, uniquement préoccuppés par leur propre intérêt et capable d'à peu près n'importe quoi pour arriver à leurs fins

   - 75 % d'indécis, susceptibles de glisser vers l'un ou l'autre de ces extrêmes en fonction des circonstances et de leur environnement.

Toutes les études ultérieures n'ont fait, finalement, que consolider ces résultats avec une remarquable stabilité. Toute l'histoire humaine contemporaine s'articule en fait sur la prise de conscience progressive de cette statistique de Wurmstein-Paparazzi.

On sait que beaucoup de découvertes sont souvent le plus pur fruit du hasard. Plus précisément, des découvertes importantes peuvent dormir pendant un temps illimité alors que des chercheurs, plus perspicaces ou plus hardis, auraient pu les mettres en lumière depuis longtemps. Un exemple célèbre concerne la découverte, relativement récente, de biomolécules dans les régions les plus reculées du cosmos. On peut identifier un corps chimique, molécule ou atome, par sa "signature spectroscopique". Tout corps possède un spectre caractéristique, en émission ou en réception, contitué par un ensemble de raies. Pour déceler la présence de celui-ci, à distance, à l'aide d'un téléscope il suffit donc d'interposer un filtre qui ne laisse passer que l'émission lumineuse correspondant aux raies caractérisant un corps donné. Bien sûr, dans l'univers, l'atome omniprésent est l'hydrogène, sous toutes ses formes (neutre, ionisé). Vient ensuite l'hélium qui tire son nom de la manière dont il fut découvert, en tant qu'émission insolite en provenance du soleil (hélios en Grec). Les chercheurs, utilisant cette méthode du filtre spectroscopique recherchèrent ensuite différents atomes puis, carrément, des molécules comme le gaz carbonique. Mais il fallut attendre des décennies avant que quelqu'un ait l'idée de rechercher des matières organiques dont la présence, entre deux étoiles, aurait eu quelque chose d'incongru. Il se trouve que la première biomolécule qui a été identifiée est celle de l'urée. Je ne sais pas qui eut un jour l'idée de partir en quête de ce composant de l'urine en pointant un télescope vers un nuage de matière organique. Toujours est-il que c'est historique.

Depuis sa découverte dans les années cinquante le test de Wurmstein-Paparazzi, permettant de tester les différents individus d'une population humaine, s'est évidemment affiné. De cinq paramètres au départ on est passé à vingt-neuf, mais ceci n'a guère modifié les résultats initiaux. Parmi ceux-ci le célèbre CF (crowd factor). En effet les cons font preuve d'un remarquable instinct grégaire et s'identifient avec sûreté. On peut comparer les cons aux cellules constituant les éponges, qui tirent leurs performances de ce remarquable esprit de cooptation qui les anime. Un con restera rarement longtemps seul. Très vite, il trouvera ses pareils et viendra nourrir leur groupe. Comme toute entité biologique ces ensembles en synergie développent des réactions socio-immunitaires. Ils luttent alors efficacement contre tout ce qui viendrait perturber cette architecture, ce point commun qui leur permet d'affirmer leur identité, crée leur force et leur cohésion : la connerie.

Wurmstein et Paparazzi étaient tous deux sociologues. Ca n'est qu'après de longues années passées à appliquer leur méthode à des ensemble très variés d'individus : religieux, employés à la sécurité sociale, plombiers, hommes politiques, etc qu'ils envisagère soudain d'étudier une population de 187 sociologues, échantillon parfaitement représentatif d'un point de vue statistique. Quelle ne fut pas leur surprise de retrouver la partition indiquée ci-dessus, à l'identique.

Un tel résultat aurait du inciter à généraliser cette entreprise. Pour une raison encore mal élucidée il fallut attendre l'année 2002 pour qu'un élève de Paparazzi, Florent Marie, n'entreprenne d'étendre l'investigation aux membres du CNRS. Certains ont prétendu que Wurmstein, étant chargé de recherche au CNRS, aurait freiné cette étude, de peur de compromettre sa promotion au grade de directeur de recherche deuxième échelon. Mais ce ne sont là que des supposition : d'autres groupes humains ont aussi pendant longtemps échappé à cette mise "sous lame et lamelle" par le simple fait du hasard.

Le résultat ne surprendra personne. Florent Marie trouva, à 0,2 % près, le même pourcentage de cons chez les chercheurs ou chez les responsables administratifs du CNRS. Ce résultat repose la lancinante question : pourquoi ces pourcentages (5-20-75) ? Ceux-ci seraient-ils inscrits dans le code génétique ? La connerie serait-elle, comme la mort, un phénomène incontournable ? Allant plus loin certains se demandent, maintenant que l'idée d'une possible vie extraterrestre intelligente fait son chemin et que la "recherche d'intelligences extraterrestres" se développe si, au lieu de se focaliser sur ce thème on ne gagnerait pas à rechercher des signes de connerie extraterrestre ? Déjà, des spécialistes que sont les exo-ethnologues s'interrogent :

- Ont-ils le même pourcentage ?

Le grand public se fait une image totalement idéalisée de la communauté scientifique, comparable à celle que les gens humbles pouvait avoir du milieu religieux à l'époque médiévale. Cette machine regroupant trente mille âmes qu'est le CNRS ne fonctionne, comme tous les autres groupes humains, que grâce à cinq pour cent de ses individus, soit mille cinq cent personnes, qui doivent lutter contre les agissements de six mille cons, sous le regards de vingt deux mille cinq cent "sans étiquette" qui apportent leur renfort aux différents protagonistes au hasard des ciconstance et de la pression environementale.

La connerie se mesure à l'aide du test de Wurmstein-Paparazzi. Le lecteur connait peut-être par exemple le célèbre test du Rorschar, où on présente au sujet des taches d'encre et où on demande alors à celui-ci ce que ces formes représentent. Un test moins connu, mais plus proche du test W-P est le test inventé par Rosensweig, mesurant l'agressivité des sujets. On présente alors à ceux-ci des dessins assortis de philactères. L'un d'eux comporte un texte et le sujet est censé alors fournir le texte-réponse.

Test de Rosensweig

On voit que dans le dessin ci-dessus le client d'un horloger se voit restituer sa montre. Il peut alors devélopper plusieurs types de réponses possibles, codifiées par Rosensweig. Par exemple :

- Cela ne fait rien. excusez-mois pour le dérangement (réponse intro-punitive)

ou :

- C'est vous qui avez rendu ma montre irréparable (réponse extra-punitive)

Rosensweig conçut son test pour démontrer la dualité frustration-agressivité. Il est assez amusant d'évoque dans quelles circonstances et sur quelle population d'individus il effectua ce travail. Etant anglais il prit pour cobayes les élèves d'une High School de la région de Cambridge. On annonça aux élèves de l'une des classes que la Reine d'Angleterre allait leur rendre visite puis, le matin même du test on leur annonça que cette visite avait été annulée. Ils compensèrent cette frustration typiquement british par des réponse remarquablement agressives.

Le test de Wurmstein-Paparrazi présente une certaine parenté avec le test de Rosensweig au sens où il est également articulé au tour d'une série de cases munies de philactères dont l'un est à compléter. Voici deux dessins qui en sont extraits :

Test de Wurmstein-Pararazzi

Dans la figure de gauche le lecteur un tant soit peu perspicace aura reconnu un four à micro-ondes.

La statistique de Wurmstein-Paparazzi peut être sujette à variation, bien que le phénomène soit relativement rare. Certains secteurs de l'industrie française connaissent des résultats assez spectaculaires. On peut citer parmi ceux-ci les remarquables performances de l'industrie spatiale. Nous avons interrogé Mathias, qui fut longtemps directeur des tirs sur le site de Kourou, en Guyanne, qui nous fit la réponse suivante :

- Nous n'avions que dix pour cent de cons.

Un pourcentage qui en laissera plus d'un rêveur.

Je travaille depuis plus de dix ans avec mon collaborateur et ami Pierre Midy, ingénieur de recherche au CNRS. On trouverait difficilement chercheur plus constant dans sa productivité. Dans un dernier travail que j'ai cosigné Midy a développé une méthode très intéressante de calcul géométriques, appliquée à des espaces possédant plus de quatre dimensions. Ces calculs mettent en jeu des tenseurs, qu'on peut schématiquement assimiler à des tableaux de n x n termes (n étant le nombre des dimensions de l'espace considéré). Lorsqu'on opère en décadimensionnel il faut dans les calculs envisager des multiplications terme à terme de deux tableaux de cent termes, ce qui en donne dix mille. Des calculs de ce genre ne sont évidemment plus gérables manuellement. Midy étant familier de programmes de "calcul formel" comme Mapple s'est servi de ces techniques pour dégrossir et résoudre de fort délicats problèmes de géométrie, faisant ainsi oeuvre de pionnier. D'autre part, comme indiqué dans le titre, ce travail apporte un élément de réponse à l'accroissement du redshift des supernovae distantes. Il vient d'être accepté et nous reproduisons ici la lettre d'acceptation émanant du Dr Dolgov :

   Dear Dr. Midy,

   Your paper with J.-P. Petit "Scale invariant cosmology II: extra dimensions and the redshift of distant supernovae" is accepted for publication in International Journal of Modern Physics. The manuscript is sent to the Publishers.

With best regards,

Alexander Dolgov INFN, sezione di Ferrara Via Paradiso, 12 - 44100 Ferrara Italy e-mail: dolgov@fe.infn.it

Traduction (pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais) :

Cher Docteur Midy,

   Votre article "Cosmologie avec invariance d'échelle : dimensions supplémentaires et redshift des supernovae les plus distantes" a été accepté pour la publication dans notre revue, le Journal international de Physique Moderne. Votre manuscrtit a été envoyé à l'éditeur.

   Avec mes meilleurs sentiments

   Alexandre Dolgov

P.Midy, au colloque de Manheim, a su nouer des relations avec des collègues scientifiques, comme le professeur Victor Pervushim, de Dubna, Russie :

Dear Pierre,
Thanks for your paper. I send you my own paper presented at the Notre Dame talk : this is a most popular exposition of
our results on the Conformal Cosmology. We are ready to collaborate.
                   Best regards from Dubna,

                                            Victor Pervushin

Traduction :

   Cher Pierre,

  Merci pour l'article. Je vous envoie le mien, présenté au colloque de Notre Dame : la présentation la plus accessible de nos résultats concernant la Cosmologie Conforme. Nous sommes prêts à collaborer avec vous.

    Meilleur souvenir de Dubna

   Victor Pervushim

Après lecture de ces textes une question émerge :

    - Quel est celui qui, au début de l'été 2002, a supprimé la prime de recherche de deux mille francs par mois de Pierre Midy ?


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