ARTICLES DE COSMOLOGIE THEORIQUE ANTERIEURS A 1994.

...En 1988-1989, lorsque nous avons publié ces trois premiers papiers, quelques auteurs avaient envisagé que certaines constantes de la physique : la constante de la gravitation G, les masses, puissent avoir varié au cours du temps, à l'échelle de l'évolution cosmologique. Mais personne n'aurait imaginé une seule seconde que la vitesse de la lumière puisse avoir, elle aussi, dérivé. Nous avons donc été les premiers, à cette époque, à toucher à ce pilier de la physique. Ces trois articles passèrent totalement inaperçus.

...Lorsque nous avons créé ce site Internet, nous nous sommes demandé s'il fallait y inclure ces premiers papiers. Le long article paru en 1995 dans Astrophysics and Space Science, en étendant ce travail, contenait une synthèse de ces trois premiers travaux.

...Mais du temps a passé. On a vu apparaître, en cette fin des années quatre vingt-dix (1998) les premiers papiers où cette idée de variation séculaire de la vitesse de la lumière commençait à pointer le bout de son nez, conjointement avec celle d'autres constantes, comme il se doit. Bien sûr, aucun des auteurs concernés n'aurait imaginé que ce thème ait pu être abordé (par un français!) dix ans plus tôt. D'où l'absence de citation de ces travaux antérieurs dans leurs références bibliographiques.

...Tous les instituts et laboratoires ne possèdent pas automatiquement Modern Physics Letters A dans leur bibliothèque. Heureusement, il y a le Web. En incluant ces travaux dans le site il sera alors plus facile d'attirer l'attention des chercheurs concernés sur ceux-ci et sur l'antériorité de ce type de modèle cosmologique à "c" variable.

...En cosmologie comme en physique théorique, tout est question de modes. De même qu'il y a le temps des robes longues et celui des jupes courtes, il y des moments pour traiter les constantes de la physique comme des objets intangibles et d'autres pour se mettre à jouer avec.

...Il faut prendre ce phénomène avec philosophie. Il y a donc maintenant des gens qui se mettent à faire varier un peu n'importe quoi (un peu n'importe comment, d'ailleurs). A-t-on raison de se donner cette liberté ? Il est encore un peu tôt pour conclure, mais cela fait quand même chaud au cur de savoir qu'on est plus seul. Si cela continue, Hubert Reeves finira même par en parler, qui sait ?

...Dans cette section " Geometrical Physics A " le lecteur trouvera toute une kyrielle d'articles. Un autre, d'une vingtaine de pages, intitulé "Scale Invariant Cosmology", ne tardera pas à s'ajouter à cette liste, que nous venons de faire accepter par une bonne revue à comité de lecture, où cette variation des constantes est traitée comme un phénomène de jauge.

...Une petite remarque au passage (mars 1999). Des chercheurs ont eu l'idée d'utiliser les supernovae comme marqueurs de distances pour les très grands redshifts. Le résultat a été de redonner un nouveau crédit à ce vieux serpent de mer, à ce phnix qui renaît sans cesse de ses cendres et qui est la constante cosmologique.

...Pour les ignorants, cette constante, introduite par le mathématicien Elie Cartan dans l'équation de champ, l'équations d'Einstein, équivaut à une force (passablement mystérieuse) qui ne se manifesterait qu'à très grande distance. Selon le signe retenu, celle-ci peut être attractive ou répulsive.

...Ainsi cette force prendra de l'importance quand les objets de l'univers se seront suffisamment éloignés.

...Les mesures effectuées en utilisant les supernovae éclatant dans les plus lointaines des galaxies collent mal avec un "modèle standard" à constante cosmologique nulle. Pour rendre compte de ces observations, les astrophysiciens introduisent donc une constante cosmologique traduisant "un pouvoir répulsif du vide". Ce phénomène aurait pris de l'importance au point qu'actuellement il gouvernerait majoritairement la dynamique cosmique.

...On parle déjà d'un prix Nobel qui pourrait récompenser "ceux qui ont mis pour la première fois en évidence l'importance de la constante cosmologique, en fournissant une mesure acceptablement précise".

...A propos de ce mystérieux "pouvoir répulsif du vide", on s'interroge. Nos cosmiques troupiers cherchent des mots, des images. Certains parlent même "d'une sorte d'antigravitation".

...Il existe une interprétation alternative, la nôtre : si notre univers voit son expansion ainsi s'accélérer, c'est parce que son univers jumeau "le pousserait en quelque sorte devant lui". La matière et la matière gémellaire se repoussent. Pour plus d'explication nous suggérons au lecteur de se référer soit aux articles, s'il est spécialiste, soit au texte introductif, vulgarisateur, qui est inclus dans le site, soit encore au livre "On a perdu la moitié de l'univers", paru en 1998 aux éditions Albin Michel, qui a disparu depuis longtemps des librairies, mais qu'on peut toujours commander.

...Le gémellaire n'est pas à la mode, ou n'est pas encore à la mode. Dans dix ans, d'autres chercheurs enfourcheront peut être à leur tour cette idée (lancée pour la première fois en 1967 par Andréi Sakharov). Pour le moment les journalistes scientifiques ne s'y intéressent guère.

...Comme le rappelait un jour mon ami Rémy Chauvin :

- Quand on entreprend quelque chose, on a immédiatement contre soi trois groupes de gens: