Thibaud-Damour, en poste à l'Institut des Hautes Etudes de Bures-sur-Yvette (IHES) vient d'entrer tout récemment à l'Académie des Sciences de Paris. On lui doit une des rares contributions notables à la théorie de la Relativité Générale. On sait qu'il existe de nombreux pulsars-doubles (sytèmes binaires où deux pulsars, c'est à dire deux étoiles à neutrons, orbitant autour d'un centre de gravité commun). De tels objets créent dans leur environnement un champ gravitationnel tournant et rayonnement donc de l'énergie, sous forme d'ondes gravitationnelles (de même que le champ magnétique tournant, lié à un pulsar, à une étoile à neutrons en rotation rapide, engendre une émission d'ondes électromagnétiques). Il y a donc en théorie, pour les systèmes de pulsars doubles, une perte d'énergie par ce type particulier de rayonnement (gravitationnel), qui est censée se traduire par une variation de la période de rotation des deux objets hypermassifs, autour de leur centre de gravité commun.

..A terme un tel rapprochement des deux étoiles à neutrons doit entraîner leur fusion, selon un objet qui pourrait alors, très brutalement, dépasser la fatidique masse critique de 2,5 masses soalires.

...Thibaud-Damour a donc chiffré cette perte d'énergie et la variation de la période qui devrait en résulter. Celle-ci était en principe mesurable et fut effectivement constatée par deux chercheurs américain, qui reçurent le prix Nobel pour cette importante découverte. En effet, si les différents détecteurs imaginés sur Terre depuis des décennies (détecteurs de Weber) n'ont jamais permis de mettre en évidence l'existence des ondes gravitationnelles (dont l'énergie est 10-39 fois plus faible que celle des ondes électromagnétiques) l'observation faite par les deux Américains apportait en quelque sorte une preuve indirecte de leur existence (prévue de longue date par la relativité générale). Il est totalement scandaleux que le comité Nobel ait omis d'associer le nom de Thibaud-Damour à cette découverte. Mais cela n'est pas la première fois qu'un tel fait se produit. On se souviendra en particulier de la découverte, par l'étudiante Anglaise Jocelyn Bell, en 1967, des premiers pulsars, qui fut récompensée par un prix Nobel attribué à ... son patron, Anthony Hewish, en dépit des protestations indignées de Fred Hoyle. .Cette contribution de Thibaud-Damour (en tant qu'application d'un modèle théorique existant de longue date) est pratiquement la seule qui se soit prétée à une confirmation observationnelle.

...Ce travail a permis à Thibaud-Damour d'obtenir d'abord une chaire à l'Institut des Hautes Etudes de Bures sur Yvette, puis d'entrer à l'Académie des Science de Paris, plus récemment. Hélas, après un démarrage aussi brillant, son imagination s'est alors tarie. Ce sont des choses qui arrivent. Le phylactère qui accompagne sa photographie contient un texte extrait d'une interview donnée à la revue Science et Vie, en janvier 2000. Son contenu, de nature à déconcerter un non-initié, ne fait que traduire la crise qui règne depuis des décennies dans le monde des idées scientifiques. La physique théorique est censée être liée au monde physique. Or depuis trente ans, avec l'avènement de la "théorie des supercordes" celle-ci a complêtement rompu tout contact avec les réalités, la théorie en question n'ayant jamais été capable de fournir le moindre modèle de quoi que ce soit, d'interpréter une observation ou a fortiori de concevoir une expérience. Devenu académicien, Thibaud n'a fait que se joindre à la schizophrénie ambiante en adoptant résolument, à travers cette "théorie de l'avant Big Bang", une position de leader.

   Selon une opinion, répandue (et selon moi justifiée) Thibaud Damour exerce un barrage efficace à la fois aux Comptes Rendus de l'Académie des Sciences de Paris et à l'Institut des Hautes Etudes de Bures sur Yvette. J'ai fait deux tentatives (de publication et de conférence) dans ces deux instituitions qui ont été l'objet d'un rejet avec u n style qui dénonçait l'auteur des réponses avec une faible chance d'erreur.


Fin 2002 :

   Avec le scénariste-essayiste Jean-Claude Carrière il a publié chez Odile Jacob un ouvrage intitulé " Essai sur la Multitude du Monde ". Mon commentaire sur cet ouvrage.

Juillet 2005. Thibaud Damour et les branes ( ceci n'est pas un gag ).

 

Loin dans le temps, tels des fouets,
Qui, à la fin, laissent leur marque,
De gigantesques cordages claquent
Alors et seulement l'espace se crée...


           NOSTRADAMOUR