Projet EPISTEMOTRON

23 avril 2004


7 avril 2004 : Je reprends cette page, après un mois passé. les gens qui suivent mon site savent que j'avais abandonné l'astrophysique et la cosmologie en 2001, suite àla parution d'articles dans des revues de vulgarisation scientifique (dont Larousserie, dans Sciences et Avenir et dans d'autres papier, en particulier dans Pour la Sciene) où des journalistes tentaient, maladroitement, de commencer à imputer mes travaux sur l'astrophysique et la cosmologie gémallaires à des chercheurs australiens. Le temps passe vite. Depuis 3 ans je n'avais effectivement plus touché à cela. Ceux qui me connaissent de près savent que je suis présentement assez investi dans l'égyptologie.

Je ne suis pas versatile. Mais laboureux seul des champs de cailloux n'est guère passionnant. Surtout quand on se met en fin du compte à attribuer à d'autres le fruits de ce travail. Voir le livre "Plus vite que la lumière" de Magueijo, paru chez Dunod, qui s'attribue une diée que j'ai débeloppé dès 1988-1989 (Modern Physics Letters ).

 

 

Je me demande si la porte de cet caverne d'Ali Baba scientifique, évoquée dans ce qui va suivre, s'ouvrira dans un avenir proche. Je suis sans nouvelles des développeurs qui s'étaient proposés pour prendre en charge la partie informatique d'un tel projet, dont j'aurais assuré le suivi au plan scientifique et astrophysique. J'espère qu'ils s'accrocheront et déboucheront sur quelque chose. En tout cas est inutile, ou au mieux prématuré que des lecteurs proposent, quotidiennement, comme il le font de mettre leurs matériels à la disposition de cette équipe.

Je reste étonné par la passivité des mes lecteurs, si j'excepte une faible partie d'entre eux. Mais le fait que ces gens-là existent est en soi suffisant pour continuer à rester agissant. Je donne un exemple. J'ai installé un dossier amenant des idées passionnantes concernant la navigation antique, spécialement dans l'Ancienne Egypte. Je suis moi-même retourné dans le pays en février 2003, pour collecter des informations supplémentaires. A part un lecteur qui m'a adressé un très intéressant dossier sur l'apparition fort ancienne de la dérive, au Pérou, il n'y a eu strictement aucune réaction. J'aurais pensé que des jeunes auraient entrepris la création de maquettes télécommandées, ou quelque chose de ce genre. Mais non, rien. On consulte le site de Jean-Pierre Petit comme un allume sa télévision. Pour information, ce bateau égyptien, nous l'avons construit, au sein de "mon équipe", ces "vieilles tiges dont le plus jeune a plus de cinquante ans. J'en ai moi-même 67. Il s'agit d'un modèle réduit pilotable, monoplace que nous allons pouvoir tester d'ici un mois. Mais je ne me sens guère tenté d'indiquer au public où ces essais passionnants seront effectués, sinon à ceux qui auront quelque peu payé de leur personne, qui seront par exemple intervenus dans l'affaire Alessandri, en envoyant quelques euros à cet homme.

Des gens me disaient "en cette période de marasme, donnez nous un projet passionnant, qui nous fasse rêver". Je l'ai fait. Qu'on fait ces gens ? Rrien. Ils attendent ... les résultats des essais.

Il y a d'autres choses en cours. Dans la salle 6 du département d'égyptologie, au Louvre, vous trouverez, exposée, la "coudée égyptienne du minsutre des finances de Toutankhamon". Il existe un double de cet objet au musée de Turin. Cette règle recèle un mystère passionnant. Elle est porteuse de ... graduations irrégulières. Pourquoi ? Nous avons déjà percé l'un de ses secrets. Vous avez pu trouver sur mon site un dossier consacré à la multiplication égyptienne, montrant que les hommes de l'Ancien Empire manipulaient ... le binaire. Comme les inscriptions que cette "coudée" porte sont identiques à celles de l'objet de Turin il n'est pas impossible que celles-ci se réfèrent à son mode d'emploi. Il faudrait pouvoir disposer de la traduction des textes hiéroglyphiques qu'elle porte sur ses quatre faces. Qui s'occupera de ce travail ? Qui fera cette recherche bibliographique ? Faudra-t-il que là encore je me tape ce travail ? J'ai l'impression que dans de nombreux domaines, si je ne fais rien moi-même, rien n'avance. Le public pénètre dans la salle du "théâtre Jean-Pierre petit", son paquet de pop-corn à la main, pour assister à "la suite".

Eh oui, l'Egypte est passionnante, plus encore, même. Des lecteurs m'écrivent "j'ai hâte de prendre connaissance de tous ce que vous avez découvert là-bas". Ils ne seront effectivement pas déçus car je suis bien loin d'avoir dévoilé tout ce sur quoi j'ai mis le doigt. Qu'attendent-ils pour me procurer la traduction des textes de cette coudée, au lieu d'attendre, béats, que je les distraie ?

Au plan scientifique cela semble être pareil. Je me suis échiné au Collège de France en février, lors de cette conférence sur mes travaux d'astrophysique et de cosmologie théorique, suscitant des applaudissements nourris à l'issue de ma prestation. Le numéro du "funambule" était excellent, n'avait rien perdu de sa qualité. Il parait "que j'étais très en forme".

Et après ? Après : rien, très probablement rien. On attendra le prochain livre, suite de "On a perdu la moitié de l'univers", (Albin Michel 1997, puis Hachette point Science, en poche). "Vous êtes un pionnier !" me disent certains. J'ai parfois aussi l'impression d'être un amuseur et je me demande si je ne ferais pas mieux d'endosser cette image en créant de nouvelles bandes dessinées d'Anselme Lanturlu, faire de l'enseignement. Là, je me rendrais peut être plus utile.

La MHD, parlons-en. J'ai fait un bref come-back à l'occasion d'un colloque qui s'est tenu outre-Atlantique. J'ai écrit un livre : "OVNIS et armes secrêtes Américaine", Albin Michel. Des lecteurs, émoustillés, m'écrivent "alors, que va-t-il se passer, maintenant. Qu'allez-vous faire ?". Mais... rien. J'ai abandonné en 1986, par K.O., il y a ... 18 ans, laminé par les exactions conjuguées du Cnes et du Cnrs, comme je le conterai bientôt. Au lieu d'étaler de la confiture sur la tartine on mettra... un peu d'une vase putride. l'envers du rêve est souvent un cauchemard.

Je me demande ce que fait Claudie Haygneré, notre ex-ministre de la Recherche. Elle s'est peut-être mise au tricot ? J'ai une vision : notre ex-ministre, tricotant dans la station spatiale internationale. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers....

Certains s'étonnent de me voir "abandonner tant de choses" (la MHD, l'astrophysique, la comologie) et me tourner vers l'égyptologie, entre autre. Que voulez-vous, j'ai besoin moi aussi, de me distraire et de rêver. Les discours de Brahic, de Revves, la lecture de Ciel et Espace ou des livres de Greene et de Thibaud Damour ne me font guère planer. Mais les beaux jours arrivent. Nous allons bien nous amuser, avec Yan et la bande, à essayer ce "Coelacanthe", comme il l'a baptisé, reproduction pilotable, à échelle réduite d'un navire transatlantique de l'Ancien Empire Egyptien.


Note en date du 24 mars 2004 : Un lecteur, Bruno Nyssen, un Belge, suggère un changement de nom pour le projet et il a même une excellente idée, en cas d'extension à échelle internationale. Il y a eu seti@home ( seti at home ) : deux millions de connexions. Si le présent projet voit le jour et si la façon de collaborer consiste simplement à se connecter nous pourrions disposer ... du plus puissant ordinateur du monde, un jour (et j'aurais des tas de choses à donner à manger à ce Moloch). Nyssen suggère un intitulé plus international comme

universe@home

Pas bête du tout. Il est possible, si le projet démarre, qu'on lui donne ce nom. Il suggère aussi de tenter une collaboration avec l'équipe seti@home. Là, je suis plus sceptique, sachant que ce projet, impulsé part la NSA américaine est surtout une opération de désinformation. Mais on ne sait jamais. Si des gens voient de belles galaxies spirales tourner sur leurs écrans ça pourra les inciter à se dire "je veux être de ce coup-là", surtout si le geste consiste simplement à se connecter. Pour le moment L'Epistémotron-universe@home ressemble à un prématuré de 900 grammes, en couveuse. Mais potentiellement c'est un .. monstre dont personne ne peut envisager la force. Moi je SAIS ce qu'un tel système pourrait produire. C'est un véritable Ali Baba scientifique.

Seti at home était un truc très simple, rustique, même. Rien à voir. On charge un segment d'enregistrement et un programme réalisant l'analyse de Fourier de ce segment, en recherchant un signal cohérent. C'est comme si des gens cherchaient une aiguille dans une énorme botte de foin et qu'il acceptent de recevoir une boite pleine de foin pour chercher de leur côté. Malheureusement ... il n'y a pas d'aiguille. Primo il serait exclu même avec un radiotélescope comme Arecibo de capter un message radio correspondant à une activité de "chat" sur une autre planète. Arecibo ne peut capter que des phénomènes à échelle astronomique, stellaires, ou alors des messages où nous serions visés, avec un truc aussi primitif qu'un message radio se traînant à 300.000 km/s. Secundo si une civilisation parvient à réaliser des voyages interstellaires c'est qu'elle dispose de moyens de communications autres. Seti c'est comme si des indiens, traversés par de multiples ondes radio et télé filmaient les nuages du ciel avec des milliers de magnétoscopes en espérant y détecter des signaux de fumée....

"L'Epistémotron-universe@home" est une machine à calculer géante qui peut potentiellement dépasser en puissance celle de tous les ordinateurs existants. Conçue pour l'astrophysique, elle pourrait être capable de gérer ultérieurement des problèmes de .. mécanique quantique. Si un jour cet outil existe j'expliquerai comment.


23 mars 2004.

J'ai reçu un mail hier, dont je ne donnerai pas le nom de l'auteur. J'en reprendrai exactement des fragments car il montre le malentendu qui peut exister entre les actions que je mène, mes possibilités réelles, ce que je peux offrir aux gens et ce qu'ils semblent attendre de moi.

   Vous avez déjà appliqué votre principe d'ensemencement sur l'association "Don Quichotte". Vous avez pu constater le résultat... Et il était parfaitement prévisible. Après avoir injecté une certaine agitation, vous avez "mis les voiles". En faisant une analogie avec un gaz : vous avez injecté une certaine température que l'on pouvait mesurer sur les forums mais vous avez oublié de mettre l'ensemble en mouvement (sans même parler de l'entretenir par la suite).

   Il n'y a pas de miracles, pour mener tout projet à son terme, il faut un "coach", un "commandant de bord" qui définit les lignes directrices, qui met l'ensemble en mouvement dans une même direction et qui motive constamment son équipe. Dès que le coach n'est plus là, le système cesse d'avancer. C'est comme ça.

Je suis scientifique. J'ai passé ma vie à essayer de faire bouger des choses. J'ai même monté et fait fonctionner, tel Bernard Palissy, un laboratoire de MHD de fortune dans une chambre de bonne, à Aix, pour continuer coûte que coûte, à mes frais. Depuis vingt cinq ans je n'ai pas reçu un seul centime de crédit du Cnrs et quand j'ai pu aller à de rares colloques scientifiques, j'ai du le faire à mes frais (je me souviens d'un colloque à Moscou où j'ai pu profiter des facilités offertes par un voyage touristique. Les dates du séjour à Moscou cadraitent avec le jour de ma présentation).

J'ai abandonné la MHD en 1986. Je repense à des gens qui me disaient "mais comment pouvez-vous faire une chose pareille ? Nous avons besoin de vous". Comme dit mon interlocuteur, j'avais sans doute, pendant vingt ans, "injecté une certaine température". Et j'ai "mis les voiles". Le projet a sombré immédiatement. Aujourd'hui la France s'est pris 30 ans de retard sur les Américains. Irréversible.

Je me suis battu des années pour attirer l'attention sur le fait que la France effectuaient des essais nucléaires souterrains sur son propre territoire. J'ai récolté un procès. J'ai été condamné. Heureusement j'ai été aidé par une centaine de types bien, ce qui m'a regonflé le moral. Mais là aussi "après avoir injecté une certaine température j'ai mis les voiles". Quel inconstant, ce J.P.Petit !

Je me souviens d'un mail d'une femme qui me disait "Non, vous ne pouvez pas abandonner ! Grâce à vous je peux m'endormir chaque soir en me disant 'il y a au moins un scientifique courageux et intègre' ". Je lui ai répondu "Chère Madame, je suis actuellement sous le coup d'une condamnation pour dommages et intérêts se montant à 5500 euros. Voici l'adresse où vous pourriez éventuellement me faire parvenir votre aide".

Plus aucune nouvelle de la dame.

En 2002 j'étais assailli de mails disant "Monsieur Petit, si vous faites quelque chose, nous vous suivons". En clair : continuez de vous battre. Nous, nous payerons une cotisation de 100 à 150 balles puis on vous regardera faire, de loin, vous, le "coach". J'ai suggéré à ces gens de s'organiser en association. Il a fallu leur trouver tout, un nom, des statuts, un ... trésorier fiable. Alors est née l'association "Opération Don Quichotte".Rapidement de Plaige, son président, a démissionné. Actuellement cette association, dont la devise ronflante (non, ça n'est pas moi qui l'ai trouvée) est "la Vérité, Maintenant ! " est confrontée à une problème d'une totale évidence. Robert Alessandri s'est battu, SEUL, pour dénoncer une totale imposture : le dysfonctionnement d'un service appelé SEPRA, au sein du Cnes. Comme moi il a été attaqué en diffamation pour avoir qualifié Jean-Jacques Vélasco, responsable de ce SEPRA de "fumiste". Il a été condamné en première instance, en appel et en cassation. Alessandri a "injecté une certaine température" puis a été condamné. Cela fait penser au trapéziste qui se casse la gueule et gît, par terre. Les spectateurs se lèvent et se disent "bon, il n'y a plus rien à voir. Tu viens, chérie, on s'en va". Et le trapéziste reste seul avec ses 5800 euros à payer, tandis que l'intègre Jean-Jacques Vélasco fait saisir par huissier son compte d'épargne logement. Allez voir ce dossier. Alessandri a de la chance d'habiter un appartement appartenant à son père, sinon Vélasco l'aurait fait vendre aux enchère en le jetant à la rue.

Personne n'a rien fait. Alors "le coach" J.P.Petit a imaginé cette opération OVNITHON et envoyé, pour donner l'exemple, 1000 euros de sa poche à Alessandri. D'autres ont suivi. Robert a reçu à ce jour, 23 mars 2004, 3600 euros. Il en manque encore plus de 2000. Il y a une somme comparable dans la caisse de l'association Don Quichotte. Mais, de l'aveu même de son trésorier, cette association est "moribonde". Son forum, longtemps peuplé de palabres stériles, est devenu désert. Ces gens sont incapables de faire quoi que ce soit. Il leur faudrait "le quorum pour acheter une agrafeuse". Normal : l'association n'a pas de "coach".

" Je lance des trucs et après je mets les voiles.. ."

J'ai dit au secrétaire de l'association : "mais, bon sang, si vous n'avez plus de président, envoyez un courrier à vos adhérents en leur demandant leur accord, puis envoyez ce fric à Alessandri, qui en a urgemment besoin ! Cet homme est sans ressources". On m'accuse de "faire pression sur l'association". Il manque encore 2000 euros et je me demande si nous les trouverons. Sur les 3600 encaissés, enlevez les mille donnés par "le coach". Il en reste 2600: quinze mille balles. Je ne suis pas sûr que cet afflux de dons ne va pas plafonner. Le secrétaire de Don Quichotte a dit qu'il allait s'en occuper.

Parlons chiffres.

20.000 personnes fréquentent mon site de manière irrégulière, "en touristes". 6000 régulièrement (voir les compteurs). En 2002-2003 j'avais lancé des lettres ouvertes, dans différentes directions. Il y a eu 500 signatures. Puis ça a plafonné. Les mois se sont écoulés et il n'y en a plus eu. Pourtant ça n'est pas compliqué de cosigner une lettre, ça ne coûte rien. 500 personnes c'est un français sur 100.000.

Quand il s'agit de mettre la main à la poche, ce chiffre tombe à cent. Je remercie ces cent personnes pour leur aide matérielle et morale, pour moi d'abord, puis pour Alessandri, nous qui sommes les coaches, qui se transforment parfois en trapézistes qui se cassent la gueule "parce qu'ils ont été imprudents".

J'ai lancé l'idée de créer un fond de soutien pour être prêt à soutenir des gens qui seraient de nouveau attaqués en diffamation. Etant données les actions de dénonciation que je compte et que je dois lancer dans les mois à venir, cela restera possible. Echo : strictement nul. Peut être pourrons nous compter sur ces cent mêmes personnes qui sont intervenues pour me soutenir, puis pour soutenir Alessandri. Car, sachez-le, très souvent on retrouve les mêmes noms ! Extraordinaire, non ?

Alors, je vais vous dire ce que je pense : ce pays est fait de spectateurs, de gens qui attendent des chiens de traîneau pour les tirer, des coaches pour les entraîner. Il y a des exceptions, rares. Pendant une carrière on croise quelques types qui sont "des fous de recherche" ou "des fous de vérité, de justice", des gens qui s'engagent à fond, mouillent leur chemise et payent de leur personne. Je n'en ai pas croisé beaucoup. J'ai eu l'un d'eux au téléphone aujourd'hui. Après un pontage coronarien, la pose d'une pile il va se faire mettre une valve artificielle. Trop de travail, trop de stress. Aide : nulle. J'ai déjà parlé de lui. Je pense que mes lecteurs savent de qui il s'agit.

Je n'ai pas servi de coach à mon ami Pierre Midy, ingénieur au CNRS. Mes idées l'ont "ensemencé". Il est juste parti de ce que j'avais fait, puis a eu ses propres idées et s'est mis à filer comme une comète. Il continue depuis 12 ans avec un courage insensé. Car savez-vous ce qui se passe en France, quand on innove, qu'on se met à naviguer dans une direction autre que celle suivie par "la flotte", celle de nos caravelles de recherche, qui tournent en rond, étendards déployés (nos revues de vulgarisation scientifique).

On se fait massacrer. Midy s'est fait sucrer sa prime de recherche et à part moi, qui s'en soucie ? Qui se pose des questions à propos de ce chercheur remarquable, auteur d'une suite impressionnante de travaux de qualité, pionnier en matière d'extension de la Relativité Générale dans un nombre de dimensions supérieures (publications, colloque, etc). Un homme qui joue les pionniers en effectuant ses calculs tensoriels avec un "calculateur formel", mais qui doit aller dans les colloques à l'étranger à ses frais.

Tout le monde s'en fout. Si Alessandri est un trapéziste qui est tombé, Midy est en train de continuer à progresser seul dans le blizzard, à moitié gelé. Pendant ce temps-là le public se rend au Cirque, au Big Scientific Circus. Il écoute Luminet parler de son univers chiffonné, Thibaud Damour évoquer "l'avant-Big Bang", Blanchard essayer de jouer les Bruant, avec son manteau noir et son écharpe rouge, mais la voix ne sort pas. Il lit les graves réflexions de Lachièze-Rey, qui n'a jamais rien trouvé de sa vie. Pire encore, il se laisse bercer par Greene et cette bande d'imposteurs que sont ceux qui tricotent l'univers avec des supercordes Reeves continue de conférencer, en plissant les yeux, pour ressembler à un "sage".

Fait d'exception : Jean-Claude Pecker, académicien, m'invite à parler au collège de France. Mais les vedettes de l'astrophysique française ne se sont pas déplacées pour me critiquer, me contredire. Pourtant c'était l'occasion rêvée de tirer sur le franc-tireur. En séminaire Reeves, répondant à un étudiant Canadien à propos de mes travaux lui a dit : "A votre place j'éviterais de perdre mon temps avec ces choses-là". Luminet : "les travaux de Petit, c'est plein d'erreurs !"

Venez, mes amis, venez me dire cela en face, devant tout le monde.

Les souvenirs remontent. Vous savez qu'un chercheur au Cnrs est accompagné, sa carrière durant, par un dossier. J'ai pu à de rares occasions feuilleter le mien. Un jour un responsable syndical l'avait avec lui. J'y ai trouvé une critique féroce de mes travaux de cosmologie théorique (je venais de publier dans Modern Physics Lettrers A). Critique due à Véron, directeur de l'Observatoire de Haute Provence. J'ai appelé ce monsieur.

- Monsieur Véron, j'ai lu dans mon dossier Cnrs la critique que vous aviez faite sur mon travail de cosmologie. Il me semble y avoir quelque malentendu. Je vous propose que nous reprenions tout cela dans un séminaire, à l'Observatoire que vous dirigez.
- Mais... Je ne suis plus à la section du Cnrs qui est concernée, vous savez....
- Ca ne fait rien. Appelons cela un problème déontologique.
- Oh, à l'OHP, dans la salle, vous n'aurez pas grand monde...
- Il suffira que vous soyez là.

Je suis monté à l'OHP. Ca devait être en 1990. J'ai demandé à Véron comment il avait pu émettre un avis aussi négatif sur un travail de cosmologie, étant donné qu'il ne connaissait rien à cette discipline. Je lui ai demandé s'il avait pensé à demander l'avis d'un spécialiste.

- Euh... non.
- Je considère cela comme une faute professionnelle. Comme vous demandez comment le Cnrs continue de payer un homme qui écrit des bandes dessinées, je vous demanderai simplement si vous les avez lues.
- Euh... Je vous avouerai que non...
- Eh bien je vous ai amené un exemplaire du Topologicon et ... un tube d'aspirine.

Il parait que ce genre de problème, au Cnrs, finira par ne plus se poser. En effet même les critiques annuelles de l'activité des chercheurs deviendront anonymes.

On se croirait dans "Brasil".

De temps à autre j'ai vu passer des avis sur mes travaux de cosmologie . Parmi ceux qui n'ont jamais semblé apprécié mes travaux un certain Blanchard, "Monsieur cosmologie" dans la recherche française (au royaume des aveugles les borgnes sont rois).

Avant que je ne parte en "retraite" Blanchard est venu donner un séminaire de cosmologie à l'observatoire. Je l'ai questionné. A chaque fois il restait interdit, faisant face au table, son bâton de craie à la main, en disant :

- Bonne question....

Ca s'arrêtait là. Il ressemblait à un étudiant qui sèche. Il y a eu cinq ou six moments comme cela, montrant qu'à l'évidence il ne dominait pas son sujet. Les travaux qu'il évoquait n'étaient d'ailleurs pas de lui et je me demande, pour simplifier, s'il existe un "modèle Blanchard", une "théorie Blanchard". Pas à ma connaissance (de même qu'il n'y a pas non plus de modèle de Luminet, de théorie de Luminet, de modèle Lachièze-Rey, etc...).

A la fin j'ai dit à Blanchard :

- Monsieur Blanchard, je voudrais réitérer ma proposition, que je vous ai déjà par deux fois adressée par courrier et à laquelle vous n'avez pas répondu dans les six mois précédents. Accepteriez-vous que je vienne exposer mes travaux en séminaire, à Toulouse, dans votre laboratoire, devant vous et votre équipe ?

Pour toute réponse il est devenu blême, a ramassé ses transparents et a pris la fuite devant tout le monde, en disparaissant dans le couloir, carrément. Un de mes collègues de l'observatoire s'est levé en disant "tu as vu, Jean-Pierre, il se dégonfle !"

Ces gens savent que lors de ces séances publiques, face à des scientifiques-témoins, je tire vite et juste et que je ne manque jamais ma cible, quand un type essaye de me "descendre". Car c'est ainsi. Le milieu scientifique est très agressif. C'est exactement le mot que les scientifiques emploient, entre eux :

- Il s'est fait descendre en flammes.....

Il serait illusoire de s'imaginer que les débats scientifiques se jouent à fleuret moucheté. A de rares exceptions près ce qui motive les scientifique ça n'est pas la soif de connaissance mais la vanité et la volonté de pouvoir. Pour parler, il faut bien souvent enfoncer les portes des séminaires, se livrer à des manoeuvres défiant l'imagination pour parvenir simplement à présenter son travail. Il existe des grandes figures de la science, des gens que l'on pourrait parfois même qualifier de génies. On s'étonne alors de voir de parfois dans cette équipe de pointe des personnages tout à fait remarquables qui se montrer incapables de signer une lettre destinée à secourir un homme injustement réprimé. Lichnérowicz fut une exception.

André Lichnérowicz

Si j'ai pu en 1977 publier ma première note aux Comptes rendus à l'Académie des Sciences sur les univers jumeaux, c'est bien grâce à lui. En effet, jusqu'au début des années quatre vingt dix, sachez-le, les académiciens étaient seuls juges de ce qui pouvait être publié dans leur revue : les Notes aux Comptes Rendus, les "CRAS". Sous l'impulsion de Germain, secrétaire perpétuel et d'un nommé Rosa, académicien et biologiste, l'Académie "bénéficia" elle aussi du système des "referees anonymes". Cet dernière porte se retrouva scellée. Sachez bien qu'avec un tel système, tout ce que j'ai publié grâce à Lichnérowicz, ne passerait plus de nos jours. Ayant eu une note refusé par un anonyme qui, de toute évidence, ne l'avait même pas lue, j'ai compris qu'il était inutile d'insister.

Nous vivons désormais dans un monde d'illusion. Allez voir mon analyse du livre de Greene, un modèle du genre. Je ne reprendrai que ces quelques phrases :

Les décisions que prennent les théoriciens ne sont motivées que par des raisons d'esthétique, en vertu desquelles les théories doivent exhiber l'élégance et la beauté structurelle qui vont de pair avec le monde que nous observons. Evidemment, rien ne dit que cette stratégie conduise à la vérité.

page 247 : La supersymétrie apparaît comme un concept unificateur fabuleux (*)

(*) Fabuleux : qui appartient à l'imagination, chimérique (Larousse).

page 235 : Fait ironique, nous verrons que bien que la théorie des cordes soit potentiellement la plus prédictive que les physiciens aient jamais étudiée, ceux-ci ne sont pas en mesure de faire des prédictions suffisamment précises pour pouvoir être confrontées aux données expérimentales.

p. 235 : La théorie des cordes est-elle correcte ? Nous n'en savons rien.

p.252 : Il est tout à fait envisageable que plus d'une génération de physiciens consacre sa vie à l'étude au au développement de la théorie des cordes, sans jamais recevoir en retour le moindre écho expérimental.

p.300 : Edward Witten (*) est considéré comme le digne successeur d'Einstein dans le rôle du plus grand physicien vivant. Certains vont même plus loin et disent qu'il est le plus grand physicien de tous les temps.

 

Lamentables pantalonnades. Allez voir aussi mon analyse du livre de l'académicien Thibaud Damour et de l'essayiste J.C.Carrière. C'est du même tonneau.

A la fin des années soixante dix j'avais injecté une certaine agitation à l'Institut de Mécanique des Fluides de Marseille, pendant sept années. Un jour je me suis assis devant cette machine fort complexe que j'avais mis des années à construire et avec laquelle j'avais réussi à dompter un gaz d'électron en le portant à une température double de celle du gaz dense qui l'abritait. Une première mondiale en 1966 : l'annihilation de l'instabilité de Vélikhov, découverte deux ans plus tôt. Je me suis dit qu'il fallait que je quitte cet abominable panier de crabe pour ne pas devenir fou, ou castré, ou les deux à la fois.

J'ai mis les voiles.

Je me revois disant au responsable des contrats :

- Vous allez constater une certaine baisse dans la qualité des travaux scientifiques.
- Ah bon, pourquoi ?
- Parce que je m'en vais...

Après mon départ, cette recherche s'est effondrée. Avec les débris un de mes anciens étudiants a pu récolter un prix scientifique international, pour un travail qu'il n'avait d'ailleurs pas bien saisi, et faire une très belle carrière .. d'administratif au Cnrs. Il y a un texte là-dessus dans mon site.

En MHD j'ai inventé en 75 le concept de vol supersonique sans création d'ondes de choc. J'ai ramé dix années là-dedans, dans des conditions défiant l'imagination. J'ai injecté une certaine agitation. Puis, quand j'ai vu que tous se jetaient sur ces travaux pour se les approprier et tenter de les développer ... sans moi.

J'ai ... mis les voiles.

Tout s'est effondré en quelques mois.

J'ai ensuite injecté une certaine agitation en cosmologie et en astrophysique, face à une indifférence générale, pendant dix ans. Ca m'a permis de tenir la meute au large. Je pense au passage à un de mes vieux amis, comme moi à la retraite. Quand il était encore "de la maison" il me faisait penser à ces loups solitaires qui sont poursuivis par des chiens, la bave aux lèvres, au milieu de bois profonds et enneigés et qui, de temps à autre en éventrent un au passage.

J'avais en principe mis les voiles de nouveau en 2001, suite à l'article publié par le jeune Larousserie dans Science et Avenir.

Qu'est-ce que je fais en ce moment ? On aimerait bien le savoir. Je pense à une phrase de Didier de Plaige qui m'écrit "les gens vont penser que tu passes plus de temps à régler tes comptes qu'à faire du travail de recherche".

- Qu'en sais-tu, mon bon Didier ? Connais-tu ce qui mijote dans mes casseroles ? Que sais-tu des papiers de JPP qui sont en lecture ? Que sais tu des collaborations discrètes qui se tissent, d'autres travaux qui vont affronter les tirs de barrage les plus vifs ? Toi qui me connait depuis 25 ans, m'as-tu vu rester une année sans rien produire de neuf ? Allons....

Discret, il faut l'être, pour ne pas voir des jeunes de 35 ans se faire massacrer, en prenant la même route qu'un Pierre Midy. Cela me rappelle cette boutade d'un matheux aveugle avec qui j'avais publié en 79 un papier sur le Retournement de la Sphère, dans Pour la Science, Bernard Morin :

Il n'y a de science qu'occulte

Ca n'est peut être pas si faux, après tout.

Cette conférence au Collège de France, l'accueil reçu et le travail d'Olivier le Roy m'ont donné une idée.

Naissance d'un cluster par instabilité gravitationnelle. Olivier le Roy.

Dans la simulation d'Olivier les "points-masses" sont dans un cube aux parois réfléchissantes. Ainsi le Roy a-t-il négocié le problème des conditions aux limites. En effet si on fait interagir des points-masses, mutuellement attractifs, ils se regroupent mais certains, au passage, peuvent acquérir une vitesse supérieure à la vitesse de libération de "l'amas", laquelle croît comme la racine carré de sa masse. Si l'espace est infini, quand le point se barre il ne revient plus. Avec ce système de cube à paroi réfléchissantes le Roy a assez astucieusement négocié le problème, somme toute. Il me dit qu'il se heurte au problème du temps de calcul, qui croît comme le carré du nombre des points. Si le calcul dure une nuit, passe, mais une semaine, un mois, plus....

Il s'agit de ce qu'on appelle un problème à N corps. De nos jours les astrophysiciens se sont équipés avec des ordinateurs capables de faire des calculs "massivement parallèles". Ca existe depuis longtemps mais, ce qui étonnait Pecker, aucun d'entre eux n'a voulu s'intéresser à mes idées sur la question, depuis 12 ans. Il y aurait une solution qui consisterait à faire collaborer des ordinateurs entre eux. Pour faire du bon 3d il faudrait un million de points.

J'allais mettre une mention demandant à Le Roy de m'envoyer le source de son programme. Je n'ai pas eu le temps de lui poser la question. Pour trouver ce code source.

olivier_le_roy yahoo.com

téléphone : 01 49 48 01 28

Il y a d'autres volontaires. Je les ai groupé sur cette page, avec leurs messages.

Ce code-source de le Roy peut déjà être le "jouet" central permettant de tester un fonctionnement avec plusieurs machines, en les connectant, donc en accroissant le nombre des points. Ca c'est votre job à tous. Je vais maintenant faire le mien : planter le décor et les idées.

Je suggère, en attendant que vous ayez créé l'Epistémotron, la machine du 3° millénaire : un TGV constitué par des milliers de brouettes mises bout à bout, d'effectuer un petit retour sur du 2d. Il est à noter que ce rebond sur des plaques ça n'est pas idiot, mais ça nous créera un artefact, il me semble, quand on voudra introduire de la matière gémellaire, donc des forces répulsives. Je m'explique.

 

Raisonnons en 2d (quelqu'un peut s'amuser à reprendre le programme de le Roy et de réduire en 2d, ce qui permettra d'accroître le nombre des points. Les rebonds se feraient alors "sur les côtés d'un carré". S'il n'y a qu'une population, pas de problème. Mais si on met deux populations de masses opposées :

- Rouge attire rouge selon Newton
- Noir attire noir selon Newton
- Rouge et Noir se repoussent selon anti-Newton

On obtiendra la figure du milieu. Si les masses rouges sont plus élevées (en prenant autant de rouges que de noires) le temps d'accrétion de la population rouge sera plus faible. Elle donnera un ou plusieurs conglomérats, clusters, qui repousseront le noir dans l'espace résiduel. Cela peut donne par exemple la figure centrale. Auquel cas on pourrait penser que l'espèce noire aura peut être tendance à se loger dans les angles en donnant un champ gravitationnel dont l'anisotropie ne correspondra qu'à l'irrégularité de la paroi réfléchissante (ici, un carré). Pour éliminer le problème il faudrait faire que les objets rebondissent sur une sphère, ou un cercle en 2d. Quelqu'un peut modifier le programme de Le Roy en faisant que les points masses rebondissent sur une sphère et non sur les parois d'un cube.

Le rebond sur une surface frontière (une courbe ou une surface 2d) est une façon de "négocier l'infini" en empêchant les particules de ficher le camp.

On est dans un monde où des points masse interagissent selon une loi newtonienne, en 1/r2. Quand on calculera le déplacement des particules, cela se fera pas pas, selon un intervalle de temps Dt . Il faut alors choisir ce Dt. Pendant cet intervalle de temps on supposera que la particule se déplace dans un champ (gravitationnel) fixe. Ce champ gravitationnel correspondra à un champ de force

fx ( x, y, z, t )
fy ( x, y, z, t )
fz ( x, y, z, t )

On suppose qu'on vient de calculer ce champ gravitationnel à l'instant t. On va y faire alors évoluer les particules, toutes les particules, dans un champ considéré pendant cet intervalle de temps comme fixe, "gelé". Selon chaque coordonnée on utilisera donc un développement de Taylor. Par exemple, en x :

On se donne à cet instant t 6 P scalaires. 3p sont les coordonnées des points et 3P les composantes de la vitesse de chacun des points. On obtient alors la façon dont ces quantités varient au bout de cet intervalle de temps Dt, au fil du déplacement de ces P particules dans ce champ "gelé". Avec une seule machine on ne calcule pas la valeur du champ gravitationnel en une infinité de points de l'espace. On le calcule au point où se trouve la particule dont on veut calculer le mouvement, selon un développement de Taylor. Ceci étant fait on repart sur un nouveau pas de calcul avec les nouvelles valeurs des vitesses et des positions.

Quel est le critère qui permet de dimensionner Dt. Le bon Dt sera celui qui donnera des trajectoire "acceptablement régulières". Maus que faut-il entendre par là ?

On souhaite étudier un phénomène sous un angle macroscopique. ce grumeau de matière, ce "cluster" qui va se former, c'est un "gaz". Nous alons constater l'apparition d'un phénomène auquel nous pourrons attribuer un temps caractéristique T (dans la manip de le Roy la formation du cluster ( à propos, Olivier, quand est-ce que vous nous enverrez un gif animé montrant sa formation, voire ses oscillations ? ).

Nous sommes maîtres du régime selon lequel nous voulons voir ce phénomène se dérouler sous nos yeux. Nous devons donc nous poser une question : les molécules de ce gaz forment-elles un ensemble collisionnel ou non-collisionnel ? En d'autres termes, si je suis une particule dans son cheminement elle sera sensible au "champ général" et au champ créé par une particule à proximité de laquelle elle passe. Je peux développer mon calcul et mémoriser le cheminement d'une unique particule. Au résultat, sa trajectoire est-elle régulière ou chaotique ?

Prenons un exemple emprunté au monde physique. Une galaxie est un système auto-gravitant où des points-masses, les étoiles, orbitent dans leur propre champ de gravité. Prenons une galaxie la plus schématique possible : une elliptique dépourvue de gaz. Imaginons que je puisse suivre la trajectoire d'une de ses étoiles, serait-elle régulière, un peu chaotique, très chaotique ?

Réponse : pas chaotique du tout. Toutes ces trajectoires stellaires sont complètement "lisses", ce qui revient à dire que pour chacune de ces étoiles le champ gravitationnel créé par toutes les autres est une ... fonction continue, régulière. Il en est de même pour les cent et quelques milliards d'étoiles de notre galaxie. Chaque étoile, individuellement, ne "sait" pas que les autres existent. Elle se balade dans un vaste champ gravitationnel, bien lisse. Pour qu'une étoile quelconque de notre galaxie, ou d'une galaxie en général, subisse une déflexion brusque, due à un croisement avec une autre étoile il faudrait que s'écoule un temps énorme. Je crois que c'est dix mille fois l'âge de l'univers. La conclusion est qu'une galaxie est ensemble auto-gravitant pratiquement non-collisionnel.

Il y a une solution (tout cela relève du pragmatisme) pour rendre un système "non-collisionnel", assez artificiellement. Cela consiste à empêcher toute particule de "percevoir" tout "accident de terrain" lié à la présence trop proche d'une de ses voisines. Imaginez que vous lanciez une balle sur un matelas en mousse sur lequel pèsent des milliers et des milliers de balles. La densité de ces balle varie de région en région. Ainsi le matelas en mousse est un peu "vallonné". C'est le champ gravitationnel à échelle macroscopique. Mais, au voisinage d'une balle le matelas se creuse brusquement. Si elle pénètre dans ce creux notre balle baladeuse perçoit alors le champ gravitationnel individuel de cette balle et subira une déflexion assez forte. Un matelas en mousse totalement non-gravitationnel serait tel que la probabilité qu'un balle puisse entrer dans la mini-cuvette créée part une autre balle soit infime. Elle ne percevrait alors que "la courbure à échelle macroscopique". Une solution simple, pour "faire croire à cette balle qu'elle est seule" est de supprimer purement et simplement l'attraction gravitationnelle lorsque deux points masses passent à une distance trop faible l'un de l'autre. Voir dessins ci-après :

Techniquement cela revient à supprimer l'interaction quand la distance devient inférieure à un certain seuil.

Une simulation vise à essayer de s'approcher d'une situation physique avec un nombre d'éléments nettement inférieur. Jamais on arrivera à mettre cent milliards de points-masses pour constituer une galaxie. Avec un million de points on en aurait cent mille fois moins à un million de fois moins que dans la réalité. Si on s'écarte par trop du réel on risque de voir apparaître des artefacts qui ne seront alors que le produit de la schématisation que nous aurons opérée (sur les conditions aux limites, sur la dynamique microscopique de l'objet). Dans le site nous avons un exemples d'artefact lié à la façon de négocier les conditions aux limites. Nous avons "replié" l'espace 2d selon un "tore plat" en supposant que ce qui sortait par le bord droit de l'écran réapparaissent par le bord gauche, etc. En prenant un point M dans cet "espace de calcul" nous avons limité l'action du voisinage à ce qui se trouvait dans le rectangle tireté. Ce faisant nous avons considéré que notre galaxie n'était qu'un élément d'un pavage régulier 2d de l'espace et que de plus les forces gravitationnelles avaient une portée finie. Nous avons aussi étudié cette galaxie "ceinturée" par un environnement annulaire constitué de matière gémellaire auto-attractive, mais confinant notre galaxie (ces conditions de départ étant issus d'une solution analytique). Il se trouve que les "effets de marée", la "résonance" ont constitué une barre tandis que le friction dynamique faisait apparaître les bras spiraux. Mais en même temps la matière gémellaire s'est fragmentée et rassemblée en quatre "cacahuètes", le phénomène étant vraisemblablement du à l'interaction entre "anneaux voisins" (voir flèches).

Dans ce que je vous suggère d'explorer on va "replier" un espace 2d selon une sphère S2 ce qui devrait nous permettre d'éviter ce genre d'inconvénient. Faire agir une loi de Newton dans une sphère S2 n'est pas un problème inextricable. Il faut d'abord savoir distribuer aléatoirement P points sur cette sphère. La solution est très simple. Notre espace de calcul sera l'espace tridimensionnel euclidien. Plaçons notre sphère dans un cube de rayon 2R et disposons aléatoirement des points dans ce cube ( I ), puis enlevons tous les points qui sont extérieurs à la sphère ( II ).

Il est ensuite facile de placer ces P points de coordonnées x(i) , y(i) , z ( i ) ( on les gère en coordonnées cartésiennes ) sur la sphère elle-même en amenant un point m situé dans la sphère sur la surface de celle-ci, simplement en divisant par le module du vecteurOM.

Ceci étant fait il faut associer à chacun de ces point un vecteur vitesse situé dans le plan tangent à la sphère, en M. Ce vecteur aura une direction aléatoire, tout en restant dans ce plan. Créer un vecteur tangent à la sphère, en M et facile.

On prend un vecteur unitaire partant de O, d'orientation aléatoire et on forme le produit vectoriel de OM et de ce vecteur u. On donne ensuite à ce vecteur T une longueur unité. On le dotera ensuite d'un module de telle manière que cette distribution de vitesse soit "en courbe de Gauss"

Je ne vais pas donner tous les détails. Un bon programmeur doit être capable d'accrocher à ce vecteur T une vitesse obéissant à cette statistique (à droite, dans le sens positif, à gauche dans l'autre sens).

Il reste à construire le vecteur force (attractif ou répulsif). On va considérer une force newtonienne inversement proportionnelle à la distance curviligne séparant deux points M et N , figurant des points masses situées sur la sphère. La distance curviligne est R c , où c est l'angle (ON,OM). l'angle s'obtient avec un Arc cos d'un produit scalaire.

Cette force newtonienne, proportionnelle aux masses attractive ou répulsive, est à faire porter par un vecteur tangent à la géodésique, au grand cercle, en M (action de la masse située en N sur la masse située en M).

- Premier produit vectoriel H = ON X OM .

- Puis re-produit vectoriel H X OM. En divisant par la norme on a un vecteur tangent de longueur unité. Il ne reste plus qu'à le multiplier par la force, attractive ou répulsive.

A ce stade on applique la loi de la dynamique en se plaçant dans l'espace à 3 dimensions. La masse suit alors un arc de courbe situé dans le plan tangent où le point M passe alors en M'. On agit alors sur le vecteur OM' pour lui donner la longueur R c'est à dire pour replacer le point sur la sphère.

Je n'ai pas fourni les formules, mais c'est du niveau terminale s. Si des gens sont gênés, il y en a sûrement un dans la bande qui négociera cela en vingt minutes. Cela permet de s'amuser avec deux populations de masses m et m', de signes opposés, en faisant apparaître un "cluster confiné", avec sa matière gémellaire autour. On peut jouer sur tous les paramètres.

On peut aussi par la suite conférer un moment cinétique à une des populations, celle qui donnera un cluster ... en rotation. Si tout est bien "réglé" ce cluster devrait se transformer en galaxie spirale. A ce stade, on voit tout l'avantage qu'il y aurait à pouvoir travailler avec un plus grand nombre de points. Si on peut faire du 2d avec 10.000 points, avec dix ordinateurs travaillant ensemble on pourrait gérer 100.000 points-masses et commencer à voir des choses plus fines, plus intéressantes. On pourrait faire intervenir des sous-populations. Il y a des masses d'expériences de calcul à faire. A travers un problème de ce genre, en travaillant en "mono-ordinateur" il y a déjà un champ de recherche passionnant. Il doit être possible, même en 2d, de commencer à comprendre comment les galaxies évoluent. Si un mode de calcul parallèle pouvait progressivement prendre le relais il y aurait simultanéité entre des découvertes et la mise au point d'un outil de simulation qui est en soi passionnant, d'autant plus qu'on peut penser que le nombre de participants pourrait ne pas être limité et croître sans cesse au fur et à mesure que le système s'enrichirait de nouvelles "recrues". Ca serait plus passionnant que seti at home dont on savait, dès le départ, que cela ne donnerait jamais rien. Ca n'était qu'une façon d'occuper des gens pour qu'il ne tournent pas leur regard vers autre chose.

A vue de nez le 3d démarrerait avec un million de points. Les années passent vite, les vitesses des machines croissent, les débits aussi. Ce qui sera amusant alors, ça sera de mener les calculs dans une hypersphère S3, "plate", que l'on peut "entièrement remplir avec des cubes". Normal : elle n'a pas de pôles ( sa caractéristique d'Euler-Poincaré est nulle, voir le Topologicon). L'établissement du modus operandi sur une sphère S2 est du niveau d'un élève de Lycée. Ca ne vole pas très haut. Pour manipuler une sphère S3 vous devrez vous familiariser avec des objets appelés quaternions, inventés à la fin du siècle dernier par le génial Hamilton. Des objets très jolis qui interviennent en mécanique quantique et pourraient être la clé d'une logique tétravalente après laquelle nous courrons depuis un paquet d'années. Il y a ceux qui préférerons utiliser des formules "prêtes à l'emploi" et se concentrer sur la programmation. D'autres voudront peut être en profiter au passage pour apprendre à "penser autrement". Jouer avec une sphère S3 n'est pas innocent. Cela change des connexions synaptiques dans le cerveau, je pense. Après, on voit le monde différemment, au plan géométrique, j'entends.

Une galaxie est un objet composite où tout est simulable, y compris le comportement du gaz interstellaire. Il faut simplement avoir une bonne intuition des phénomènes, ce que les gens qui font des simulations n'ont absolument pas. Ils l'avouent d'ailleurs. Voir le Ciel et Espace de mars 2004. Sans un bon suivi intuitif des phénomènes, les simulations c'est ... n'importe quoi. Il ne s'agit pas de jouer avec des paramètres libres à l'aveuglette mais de modéliser des mécanismes.

Si des gens suivent, je suivrai aussi. Je crois que la dynamique du cosmos est gémellaire et que c'est la clé de la compréhension de beaucoup de choses. Les moyens de calcul sont maintenant prêts, à portée de main des ... amateurs (puisque les professionnels sont très bêtes pour sauter sur ces idées, qui leurs tendent les bras depuis douze ans). Il n'y a plus qu'à lever le rideau. Les simulations du début des années quatre vingt dix, bien qu'effectuées en 2d, ont montré qu'on était dans le vrai. Je pense que le 3d confirmerait tout cela très largement. Au point de vue imagerie cela pourrait être somptueux. Mais je ne saurais être "le coach d'une équipe de développeurs". Quand des gens avec qui j'ai travaillé ont vraiment "divergé" je n'ai plus eu le moins du monde besoin de les tirer, de les guider. Ils ont acquis leur propre dynamique et il est hors de question qu'ils abandonnent, parce que ces recherches, désormais, les passionnent. Quand un élève marche vraiment bien, primo il est très vite autonome, il devient "auto-propulsé". Secundo on a aussi très vite .. du mal à le suivre. S'il faut tirer un groupe de gens qui, sans leur coach, se débanderaient aussitôt, alors ça ne vaut même pas la peine de tenter l'opération.

Anecdote amusante : j'ai eu une conversation d'une heure au téléphone avec un jeune avec qui je travaille. C'était très enrichissant pour l'un comme pour l'autre. A l'issue de ces échanges, je lui ai dit :

- Je crois que je vais ... prendre maintenant une aspirine.

Ceà quoi il a répondu :

- Eh ben, moi aussi....

Pour ce projet d'Epistémotron je peu assurer le suivi scientifique et le suivi astrophysique. Mais qu'on ne me demande pas de gérer un programme de développement d'une méthode de calcul.

Bon, la balle est lancée. Il y a déjà des réactions. Je ne pronostique rien. De toute façon nous avons un navire égyptiens de l'Ancien Empire à essayer, bientôt. Au passage il a fallu que ça soit le fils de Souriau, Yan, 50 ans, qui s'y mette. Sur le site, personne n'a bougé. Si ça marche on passera à l'échelle au dessus et si ça marche encore on traversera l'Atlantique avec une unité de 50 mètres, construite avec la technologie de 3500 avant Jésus-Christ. L'académicien Jean-Claude Pecker , qui a pas mal navigué, m'a dit que si on en arrivait là il n'était pas impossible qu'il nous suivre. Par contre Souriau a refusé tout net de s'intéresser à cette affaire de bateau à cause de sa trop grande susceptibilité au mal de mer.

Ce qui manque actuellement aux gens c'est une faculté de rêver l'avenir (ou le passé en l'occurrence). Les rêvent qu'on leur fournit sont frelatés. Mais nous vivons peut être déjà dans l'univers de "Matrix".


Projet Epistémontron - 17 avril 2004

Ce projet a cherché ses marques pendant quelque temps. Cette "balise invisible" vous a fait atterrir dans "les nouvelles du jour", mais en remontant avec l'ascenseur vous pourrez en suivre la genèse.

J'ai fini par être en contact avec la bande de quarante allumés qui se sont regroupés dans un forum. Comme je suis d'une débilité informatique à la limite du mongolisme, bien que j'ai jadis créé des programmes de conception assisté par ordinateur, je n'ai pas encore réussi à me logguer sur ce forum. Du moins, je n'en suis pas sûr...

Ces gens ont travaillé. Ce ne sont pas des astrophysiciens mais des pros de l'informatique. L'un d'eux (je mélange les noms, excusez) a programmé le calcul sur la sphère S2. Il faut vérifier, mais ça donne déjà des trucs sympas. J'ai eu un certain Fred au téléphone, longuement, qui m'a convaincu de venir impulser tout cela. Xavier a monté le site www.SimToile.net sur lequel je n'arrive pas à me connecter. Mais il semble qu'il y ait des problèmes au niveau du serveur. Peu importe. J'ai les codes du site et, là-bas, un dossier " PETIT " où je vais installer un cours d'astrophysique gémellaire. Quand vous réussirez à vous connecter sur ce site, vous verrez J.P.PETIT. En cliquant ça vous enverra vers les pages que je gère là-dedans. Vous pourrez au passage télécharger gratuitement

Mille Milliards de Soleil

une BD Lanturlu, extraite du CD Lanturlu1 (16 euros à J.P.etit, chez Jacques Legalland, Lou Garagaï, 13770 Venelles). Je vais un peu de pub. En ce moment j'ai de sérieux problèmes d'argent. Personne n'est parfait.

La lecture de cette BD m'a semblé être un préliminaire indispensable pour une formation en astrophysique, ne serait-ce que parce qu'elle explique assez bien l'instabilité gravitationnelle, l'instabilité de Jeans. Si vous voulez être dans le coup, téléchargez-là, imprimez-là et gravez-la dans vos neuronnes. Le reste suivra.

L'idée est claire. J'avais abandonné l'astrophysique en 2001, vu le peu d'écho de mes travaux dans la communauté scientifique et, bien sûr, dans les médias-sciences où je suis ... excommunié de longue date. Ceci en dépit du tabac de ma conférence de février au Collège de France, sur invitation de Jean-Claude Pecker, Académicien et de Narlikar, président de l'Académie Internationale d'Astronomie (IAU). Mais des gens envisagent de remonter les manches, alors, je suis. Banco.

Le plan est en plusieurs phases. La première consiste à faire des simulations sur un espace 2d sphérique. Ca commence à tournersur des machines du commerce avec 5000 points-masse (2500 de matière et 2500 de matière gémmellaire). Ces gens vont évidemment retrouver nos résultats d'il y a 15 ans (!!!).? Il faut simplement que je les guide un peu là-dedans. Cette recherche sera totalement ouverte. Les gars diffuseront les programmes de simulation avec leurs interfaces et les codes. Tout le mond epourra "jouer", à l'échelle planétaire. Le but est d'essayer de "contaminer" la planête avec l'équivalent de seti@home, mais sur un truc qui marche. Seti, ça n'a jamais été que de la désinformation et il était prévisible que les gens qui s'y sont mis n'aient rien trouvé. C'était fait pour que, pendant ce temps-là, ils n'aient pas de mauvaises pensées.

La seconde phase consistera à dégrossir le problème du calcul partagé, avec d'abord dix bécanes, donc 50.000 point en 2d. Cela me semble jouables assez rapidement. Avec 50.000 points-masses, en 2d on va commencer à pouvoir simuler une galaxie de manière plus réaliste, avec deux populations : étoiles (anciennes) plus gaz interstellaire (et étoiles de seconde génération, confondues). Là, on verra "des choses".

La troisième phase consistera à réussir à gérer un calcul à N-corps avec un million de points-masses, donc de pénétrer dans le 3d. Au passage les calculs seront effectués dans une hypersphère 3d euclidienne, pour "refermer l'espace de calcul sur lui-même". Equivalent en 3d de notre sphère 2d. Une première, au plan des simulations. Géométriquement il n'y aura que ... quelques formules matricielles. A terme il y aura des solutions pour faire ce que les astrophysiciens ne savent ni faire, ni envisager : étudier les processus cosmique dans un univers en expansion. On pourra donc découvrir comment les galaxies de sont formées. Quand l'univers avait 100 millions d'années, Andromède était à touche-touche avec notre Voie Lactée. Le système était collisionnel (c'est pour cela que les galaxies tournent).

C'est différent de seti@homme où on se contentait de télécharger un segment de données et d'en faire l'analyse de Fourier, dans son coin. Là les machines devront récupérer des données et les renvoyer, à chaque "cycle". Le problème -clé est donc d'accélérer le flux des données numériques, entre le serveur et les N bécanes. Ce se fera en simplifiant ces données, en les réduisant à leurs plus simples expressions, à des coordonnées-écran, dans un "écran" qui sera un espace 3d discrétisé. Ca marchera.

Au passage, inutile de proposer vos machines, pour participer. C'est prématuré. On en est au stade du développement. Disposer d'un fichier de N machines ne servirait à rien pour le moment. Mais quand ça commencera à tourner, alors on lancera l'appel le moment venu et je suis sans inquiétude, il sera entendu.

Il s'agit d'une recherche sauvage, mais loin d'être naïve et simplette. Comme depuis 12 ans les astrophysiciens censés faire des simulations (Lia Athanassoula, Bosma, Wozniak à l'observatoire de Marseille, Françoise Combes à l'observatoire de Paris, etc) ont été infoutus de mettre des ... masses négatives dans leurs modèles (car le gémellaire ça n'est que ça ! ), par blocage mental (allergie au gémellaire, d'origine "non-didentifiée" ou simplement ... incompréhension) il va falloir que des amateurs, plus votre serviteur, prennent ça en charge en passant la surmultipliée. Il y a alors risque de voir cette recherche faire tache d'huile. Les résultats seront présentés au fur et à mesure sur mon site (de simples gif animés). Vous pourrez toujours demander à Reeves, à Brahic ou à Alain Cirou (rédacteur en chef de Ciel et Espace) ce qu'ils en pensent. Pas grand chose, probablement. Mais si ce cheval s'emballe il sera difficile à rattraper.

Formation et évolution des galaxies, dynamique des galaxies spirales, formation de la structure à grande échelle de l'univers. Mais en primie, les quasars, les galaxies irrégulières, la dynamique de l'instabilité gravitationnelle au sein de plasmas, la formation et l'évolution du du système solaire avec effets de marée et bien d'autres choses encore.

L'astrophysique est entre les mains de 40 ingénieurs en informatique que je dois transformer en astrophysiciens au prix d'une formlation accélérée, dont vous pourrez profiter au passage, sur le site SimToile.net.

Pour la MHd, tant pis. Trop d'applications militaires. Du monde se présente pour l'astrophysique. Bon...

Liste des participants. Leurs travaux, suggestions, échanges

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