Quand les poules auront des dents

Page initiée le 7 avril 2006

 

Mise à jour du 29 août 2007 : Big Dog commence à galoper et à sauter des obstacles !

18 mars 2008 : Big Dog sur neige et sur glace, capable maintenant de porter un soldat et son équipement Lien

Voir aussi les robots nageurs et grimpeurs

Aller vers ce lien

 

 

Le robot américain Big Dog

Allez voir cette vidéo qui vous montrera où en sont les Américains en matière de robotique ( du moins ce qu'ils acceptent de nous laisser voir ). Le nom de ce robot quadrupède est " Big Dog ".

http://www.bdi.com/content/sec.php?section=BigDog

( puis cliquez sur la vidéo )

 

Le robot quadrupède Big Dog

JPB 8/03/06

Dans la course au développement de robots militaires ou spatiaux capables de transporter des charges en terrain variés, il semble que la firme General Dynamics vienne de prendre une longueur d'avance, avec la "mule" BigDog.

La firme présente en fait ce nouveau robot comme le quadrupède robotique le plus avancé au monde. Des capteurs détectent les différentes natures de terrain et s'y adaptent. D'autres, propriocepteurs, basés sur des centrales inertielles, détectent le moindre "faux-pas". Le robot peut gravir des pentes abruptes, traverser des éboulis de roches et garder son équilibre même après avoir reçu un violent coup de pied latéral (dont ne se privent pas ses concepteurs, comme le montre la vidéo ).

Les 4 jambes, qui peuvent être revêtues de pantalons pour leur donner un aspect encore plus naturel, disposent de 3 articulations contrôlées par un PC embarqué. Les circuits hydrauliques du robot sont mis en oeuvre par un moteur 2-temps à essence. Le poids total est d'environ 100kg. Le robot peut disposer d'une certaine autonomie, mais il peut aussi évidemment être téléguidé ou filoguidé.

Le projet est financé par la DARPA qui compte faire ainsi transporter des charges de 40 kg, en assistance à des militaires opérant sur des terrains inabordables par des véhicules à roues. Quand on y réfléchit, un robot quadrupède n'est pas le véhicule le plus stupide pour transporter des charges dans des terrains variés. Les performances de Bog Dog sont assez stupéfiantes. Si on extrapole une telle machine on retrouve les robots de la guerre des étoiles. Certains voient dans Big Dog une sorte de "mule" destinée à soulager un fantassin pour le transport de charges. Mais c'est faire sérieusement manque d'imagination. Big Dog peut se faufiler à couvert, emporter caméras et mitrailleuses, lance-missile, poser des mines anti-personnel. Après avoir procédé à une approche de sa cible en cheminant au milieu d'éboulis, de décombres, de sous-bois, il peu écarter les pattes, se caler et procéder à un tir bien ajusté. En allant plus loin, la ressemblance avec un animal peut être peaufinée. Elle est déjà assez étonnante, du point de vue de la démarche. Big Dog, en tant que "mule" est un engin complexe, mais c'est aussi la préfiguration de machine opérant des pénétrations sous un camouflages animalier. Ce film nous montre que désormais tout doit être envisagé. Un jour des hommes de gardes devront tirer sur le moindre hérisson, le moindre chien errant, le moindre rat qui se faufilera, la moindre mouette qui les survolera, la moindre poule qui s'approchera d'eux en picorant, parce que ce ne seront peut être ni un hérisson, ni un chien, ni un rat, ni une mouette et que cette poule-là aura peut être ... des dents.

Dans le site de la société, ne ratez pas le robot muni de griffes qui parvient à grimper le long d'un mur de briques vertical. Un jouet ? Non, s'il est chargé d'explosif ou de gaz toxique, ou anesthésiant.

Big Dog, le quadrupère, progresse à une vitesse tout à fait convenable. Il réagit de manière très rapide à des tentatives de déstabilisation ( un coup de pied dans son "flanc "). Au delà il n'est nullement impossible de concevoir des engins quadrupèdes capable de courir plus vite que n'importe quel animal, de sauter des obstacles. Rappelez vous le premier véhicule motorisé le l'histoire : le fardier de Cugnot, doté d'une machine à vapeur. Il avançait si lentement qu'un cavalier pouvait le précéder, écartant les curieux. Je crois qu'on a fait du chemin depuis. J'imagine que ceux qui l'ont vu ont dû se dire " imagine-t-on que cela va un jour remplacer le cheval ?"

Le propre des journalistes scientifiques est souvent leur incapacité à extrapoler. Une voiture se déplace beaucoup plus vite qu'un cheval. Un jour des robots quadrupèdes se déplaceront au galop, en évitant les obstacles à une vitesse qui nous supéfiera.

Les Japonais ont produit un robot capable de descendre et de monter un escalier. Un jour il pourra le faire ... en courant. Le robot balourd et maladroit ... c'est de la science fiction. Quand on donne une poussée à ce robot japonais pour le faire tomber il réagit vivement en reculant une de ses jambes. Ca n'est que le début. Vous pouvez imaginer un robot boxeur, esquivant tous les coups et ne ratant aucun des siens, délivrés à une vitesse fulgurante. Ou alors une joueur de tennis, gagnant tous les tournois.

Il y a vingt ans un ami avait développé un robot pour la pâtisserie. Faute d'entrées suffisantes dans la grande distribution il ne put placer ce produit étonnant. C'était très simple. Son robot était destiné à écrire, avec de la crème, plus vite et plus précisément que n'importe quel pâtissier "Bonne fête, Marcel" ou "Bon Anniversaire, Grand-mère". Deux moteurs déplaçaient des barres qui étaient jointes par un cube de téflon, qu'elles traversaient. Le tout était contrôlé par un simple PC.

Ce qui était étonnant ça n'était pas le fait que cet équipage mobile puisse écrire n'importe quel texte, sur ces gâteaux, mais sa capacité de réaction. Mon ami avait placé sur le cube, monté sur un simple téton un tube de PVC de 15 mm de diamètre et d'un mètre de longueur. Quand on déplaçait le tube le dispositif de fixation transmettait cette information "position" à l'ordinateur à la .. vitesse de la lumière. A la partie supérieure on posait une boule de pétanque. L'expérience consistait à déplacer la boule et à laisser la machine remettre le tout à la verticale.

Vous avez tous au moins une fois joué l'équilibriste en maintenant à la verticale un bâton reposant sur votre index. On arrive à tenir celui-ci presque verticalement, en "tâtonnant". La machine, elle, ne tâtonnait pas. Elle avait une telle capacité d'anticipation, un tel moyen d'appréhension "proprioceptive" qu'elle ramenait la tige à la verticale d'un coup. Il n'y avait aucune oscillation.

Nous sommes des machines très primitives. Notre influx nerveux chemine à basse vitesse. Vous connaissez l'expérience du billet. Quelqu'un place un billet de banque entre votre pouce et votre index, distants de 5 cm. Le jeu est le suivant. Votre assistant lâche soudain le billet et vous devez refermer vos doigts avant qu'il ne vous échappe. Vous n'y pervenez jamais. Parce que le temps qui sépare votre perception visuelle de la chûte du billet, ajouté au temps d'analyse par votre cerveau et au temps de cheminement de l'ordre "refermer la main" est beaucoup trop long.

Les robots ont de beaux jours devant eux, non pas parce qu'ils imiteront les hommes et les êtres vivants mais poarce que leurs performances seront infiniment supérieures.


 

 

Pour en savoir plus sur la robotique reportez-vous à ma bande dessinée "A quoi rêvent les Robots", parue aux éditions Belin en 1982, il y a vingt quatre ans ! Vous n'y trouverez pas meilleurs initiation à cette discipline. Un livre passé totalement inaperçu. De toute façon toutes ces bandes dessinées étaient vendues à un prix excessif, la marge bénéficiaire atteignant en fin d'exploitation 94 %, avec des ventes par correspondance où le port était à la charge de l'acheteur. On peut dire qu'avant que Belin ne passe la main il se vendait 20 examplaires par an et par titre. Issue logique d'une politique commerciale consistant à maintenir constant le produit nombre d'exemplaires vendus par bénéfice réalisé sur chaque album vendu. Une stratégie avec violente "réponse non-linéaire".

Heureusement que ce temps est révolu et que cette maison d'édition a fini par accepter de me rendre mes droits, pour éviter d'avoir à rééditer les titres épuisés (ce que mon contrat me mettait en droit d'exiger).

Devenus gratuits, ces albums entament une nouvelle carrière, à échelle internationale, avec des traductions en 25 langues, en cours, et en 15 langues au moment présent. Voir le site http://www.savoir-sans-frontieres.com

Un employé des Editions Belin me disait il y a quelques semaines :

- Dans la maison on s'interroge. Certains se grattent la tête et se disent "nous sommes peut-être passés à côté de quelque chose".

 

Vous savez quoi ? Ils ont vraiment cru, après 28 années d'existence que la collection était morte.

 


29 août 2007 : Les derniers progrès du robot Big Dog.

 

Premier lien : http://www.bostondynamics.com/content/sec.php?section=BigDog

 

Big Dog est un robot quadrupède qui mesure un mètre de long, 72 cm de haut et pèse 75 kilos.

 

big_dog

 

The Most Advanced Quadruped Robot on Earth

Il peut progresser sur tous les terrains, comme par exemple un sol encombré de blocs caillouteux. Il conserve son équilibre grace à un système de capteurs proprioceptifs très élaboré. On peut voir comme il conserve son équilibre malgré un fort coup de pied donné par un des expérimentateur, dans son flanc.

 

big_dog1        bog_dog2

L'expérimentateur envoie un coup de pied dans le flanc de Big Dog, de toute sa force

 

big_dog3      big_dog4

Désquilibré, Big Dog récupère aussitôt son polygone de sustentation en projetant une de ses pattes dans la direction opposée au coup

 

Il possède un système de vision stéréoscopique. Sa source d'énergie est un moteur thermique alimentant des vérins à huile. Il a à cette date pu trotter à 6 km à l'heure, grimper des pentes de 35° et transporter une charge de 60 kilos. Il est développé conjointement par le Jet Propulsion Laboratory et l'unité Concord Field de Harvard, de Harvard, USA, avec un financement de la DARPA ( Armée ).

Ce document est important. Big Dog est simplement " le début de quelque chose ". Cela serait faire preuve de naïveté que de voir en Big Dog une " mule " destinée à porter des charge en accompagnant un soldat au combat.

Big Dog est un redoutable combattant en puissance.

 


18 mars 2008      Big Dog dans la neige et sir la glace. Sa charge utile a été portée à 175 kilogs ( un combattants plus son équipement )

C'est tout sauf amusant. Si c'était au service de l'homme, pourquoi pas ? Mais ce sont des armes, toujours des armes. Il faut penser au fric et à la sdomme de technicité, d'imagination qu'on engloutit sans cesse dans de tels projets.

 

 

big_dog_bois         big_dog_glace

Crapahutant sur une pente encombrée d'arbres, qu'il évite                                                                       ou évoluant sur un lac gelé                       

 

 

big_dog_neige           big_dog_genoux_sur_glace

                              Grimpant des pentes enneigées                                                                 Quand il dérape sur la glace il se rattrappe sur ... les coudes !

 

 

big_dog_monte_tas_briques          big_dog_descend_briques

Il escalade un tas de briques et redescend sans un faux pas.

 

http://gizmodo.com/368651/new-video-of-bigdog-quadruped-robot-is-so-stunning-its-spooky

 

Voir aussi :

big_dog_1_04

http://www.youtube.com/watch?v=VXJZVZFRFJc

 


 

La technologie produit des extensions des "objets biologiques" beaucoup plus performants que ceux que la Nature met à notre disposition. Quand le fardier de Cugnot fit son apparition, il allait à la vitesse d'une homme marchant au pas et était propulsé par une machine à vapeur. Un siècle plus tard les locomotive filaient plus vite que le vent. Aujourd'hui les avions volent plus vite que les oiseaux. Les buldozers déplacent des charges beaucoup plus lourdes que celles que peuvent transporter les éléphants domestiqués.

Je pense qu'aujourd'hui la robotique pourrait permettre de mettre en ligne un super joueur de tennis capable de gagner toutes les compétitions. Un système radar lui permettrait d'évaluer la vitesse des balles beaucoup plus précisément et rapidement que ne pourrait le faire un homme. Il pourrait ainsi effectuer de meilleures anticipations, bien se placer et renvoyer les balles à une vitesse telle que l'adversaire ne les verrait même pas passer. Ses passing shots auraient une précision centimétrique. Ca ne serait même plus intéressant de regarder de tels matches.

Ah, pour la robotique, lisez ma BD " A quoi rêvent les Robots" , publiée en ... 1982 est téléchargeable gratuitement sur le site de Savoir sans frontières à cette adresse.

Ce robot Big Dog n'est que la préfiguration d'armes extrêmement performantes. Dans un " théâtre des opérations " il y a plusieurs façons de se déplacer.

- Sur le sol
- En navigant en surface
- Sous l'eau
- En volant

- Voire en se déplaçant ... sous terre.

On peut concevoir des robots capables d'opérer ces déplacements en étant bien plus performants que n'importe quelle " bio-structure ". Nous avons imaginé la roue, le déplacement sur des routes, des rails. Mais un robot quadrupède pourra courir plus vite qu'un guépard, l'animal terrestre le plus rapide, capable de pousser des pointes à 100 km/h. Il n'y a a priori aucune limitation de vitesse de tels robots, ni même d'échelle. On vous montre un robot de la taille d'un gros chien. Mais son extrapolation pourrait donner des engins gros comme des maisons, bien plus performants que les actuels chars d'assaut. On verra apparaître des robots capables de galoper à des centaines de kilomètres à l'heure, de sauter des obstacles ahurissants.

Les chenilles de chars sont très fragiles et n'autorisent que des vitesses relativement lentes. Quand a lieu un combat de chars, ceux-ci doivent être amenés sur le champ de bataille par des "porte-chars, ou par voie ferrée", pour leur éviter les fatigues du voyage. Il serait exclu de voir ces chars gagner le terrain des opérations par leurs propres moyens : leurs chenilles n'y résisteraient pas. A l'inverse le robot de combat peut être complètement polyvalent. C'est le moyen de transport militaire de l'avenir au sens où il pourra continuer à se déplacer quel que soit l'état du terrain, même si les routes et les voies ferrées sont complètement détruites.

Un robot peut traverser une voie d'eau, en gonflant des sacs assurant sa flotabilité. Il peut progresser en se déplaçant sur le fond d'une rivière, s'y cacher au besoin pendant un temps illimité. Il peut grimper des pentes très fortes, simplement ... en sortant des griffes rétractiles. Il existe déjà des robots grimpeurs, à huit pattes, comparables aux araignées, capables de gravir des pentes verticales. S'inspirant des techniques de l'escalade artificielle, un robot grimpeur lourd pourrant planter, à l'aide d'explosifs, des pitons à expansion et progresser sur une paroi lisse. Dans le film vous pourrez voir une image saisissante : Big Dog sautant un obstacle ( invisible ). Mais peu importe. Big Dog sait marcher, courir et sauter. La vitesse de traitement des informations, les faibles temps de réaction font que ces robots, sur tous les terrains, surclassent déjà les être vivants, dans lesquels l'influx nerveu circule à une vitesse ridicule.

Vous en doutez ? Prenez un billet de 200 euros. Placez-le dans la position indiquée. Mettez au défi une personne normalement constituée d'attraper au vol ce billet quand vous le lâcherez, et allez même jusqu'à lui dire que si elle réussi à attrapper le billet, elle pourra le garder. Elle s'avèrera impossible de réussir cela. Tout simplement parce que le temps qui représente :

- L'analyse du déârt du billet par l'ensemble oeil-cerveau
- La prise de décision d'initier le geste
- Sa concrétisation sous forme d'une contraction musculaire

       dépasse le temps de transit du billet entre ses doigts.

 

billet_main

 

Avec un système technologique le billet serait saisi avant même d'être descendu d'un dixième de millimètre.

 

Regardez les scarabées. Ils sont construits comme des chars d'assaut volants, mais sont capables de déployer des ailes repliables, abritées sous des élytres blindées. Ils peuvent s'enfouir, progresser ... sous la terre. Un robot peut progresser dans des environnements très hostiles, là où l'air est irrespirable, ou dangereusement pollué, là où règne une intense radioactivité, où la température est élevée, ou très basse.

Un robot polyvalent ? Pas impossible a priori.

 

 

Ajout du 30 août 2007 : Message de Steve Higler

Mr Petit,

Concernant les robots , en voilà un tout terrain, nom de code RHex Robot, il va dans la boue, traverse une voie ferrée, il nage...même sous l'eau !!
http://fr.youtube.com/watch?v=wIuRVr8z_WE&mode=related&search=

 

robot_nageur_sous_marin

Un robot avec six palmes sous-marines, qu'il agite en alternance



Celui ci , nom de code RISE, grimpe aux arbres et sur aux murs : http://fr.youtube.com/watch?v=2hIhZ-QCWIg&mode=related&search=
http://fr.youtube.com/watch?v=fvYb2rUcMTg&mode=related&search=

robot_grimpe_arbres

Celui-là grimpe auix arbres, grâce à ses griffes

 

robot_grimpe_murs

En voilà un autre qui escalade des murs en s'accrochant à des aspérités minuscules

 

Regardez maintenant celui-là, doté d'une queue. Elle va lui servira à effectuer un rétablissement pour prendre "patte" sur une plate-forme.

 

robot_escaladeur1

 

Et voilà ! Il y a peut être des planètes où les grimpeurs se servent de leur queue pour faire de l'escalade.

En tant qu'ancien moniteur, pour ce sport, j'apprécie l'idée.

 

robot_escaladeur2



L'art du camouflage :
http://fr.youtube.com/watch?v=IFVSuUIt8KY&mode=related&search=

robot_camouflage

Ici c'est un robot qui une fois blessé il tente de trouver un moyen de se déplacer en modifiant sa programmation :
http://ccsl.mae.cornell.edu/press/news/Science5802/SciencesEtAvenir.html
La vidéo est ici en cliquant sur l'image du robot :
http://www.mae.cornell.edu/lipson

Les japonais sont capables de faire évoluer un robot-cycliste sur un rail :

 

robot_cycliste

Ce robot-cycliste japonais circule sur un rail de 5 cm de large


Au passage, vous noterez sur le ventre de ce robot son système d'équilibrage, qui compense immédiatement tout mouvement de bascule, "toute prise de moment angulaire".

 

Il y a là une idée fantastique pour des applications civiles.

Je ne sais pas si quelqu'un y a pensé. Avec un marché planétaire. La moto est un engin très commode pour se déplacer. C'est un engin monoplace ou biplace en tandem. Il est étroit. cela permet de se faufiler. Inconvénient pour le ville et quand il pleut : on ne peut pas lui mettre de carosserie entièrement fermée, car le pilote doit sortir les jambes à basse vitesse. Dès que la moto roule, pas de problème. Mais il faut jouer des jambes à l'arrêt, à très très basse vitesse ou quand on monte sur un trottoir. Si le système japonais était adapté sur une moto il assurerait sa verticalité à l'arrêt et au cours de franchissements d'obstacles comme un trottoir. Mais en moto, la verticalité n'est pas ce qu'on recherche en virage, au contraire. Quand cela ne tienne : le système n'a qu'à s'enclencher en dessous d'une certaine vitesse, quand l'équilibre est difficile à assurer, quand celle-ci descend en dessous de la vitesse d'une homme qui marche au pas, par exemple. Dès que la machine va plus vite, cela redevient une moto "normale", ce système d'équilibrage est déconnecté.

Il est alors possible de caréner complètement la moto. A l'arrêt, elle repose sur des béquilles. Quand le moteur démarre, le système d'équilibrage entre en action et les béquilles rentrent automatiquement. La carosserie apport différents avantages :

- Ne plus subir les intempéries
- Réduction de traînée. Vitesse plus élevée à puissance égale. Economie.
- Protection en cas d'accident !
- Plus, en ville, un surplus de confort : la possibilité d'écouter de la musique à son aise.

- Chauffage facile pour les saisons froides.
- On évite de se salir en traversant une flaque.
-
Plus besoin de " tenue de motard " et même ... de casque, puisqu'on est " à l'intérieur d'un véhicule ". .

La multiplication de ces engins, éventuellement à motorisation électrique ( je pense à la multitude de vélos électriques en Chine ) résoudrait les problèmes de circulation urbaine, et de place de parking pour un bon moment. Ce véhicule étant relativement peu encombrant, on pourrait envisager des immeubles avec des ascenseurs permettant de mettre son véhicule à l'abri des vols et des dégradations, de le monter carrément chez soi, dans l'entrée et de le remettre en charge ( mais les batteries Chinoises sont assez légères pour que les utilisateurs puissent les manipuler et les mettre en charge sur leur lieu de travail ou chez eux ).

J'ai parlé moto. Mais de tels véhicules pourraient être des vélos carossés, avec des porte-bagages suffisamment confortables pour pouvoir recevoir des adultes.

Toujours signalé par Steve Higler, l'état d'avancement de la robotique japonaise : le robot Asimov. Il sait ... courir. Il peut prendre des virages, "slalomer".

 

asimov_en_pleine_course

Asimov en pleine course ( avec les pieds à plat )

 

http://fr.youtube.com/watch?v=Q3C5sc8b3xM&mode=related&search=

Asimov est un robot bipède, ce qui rend sa course et le maintien de son équilibre plus complexe. De plus vous remarquerez .. qu'il a les pieds plats. cela limitera beaucoup sa vitesse. Il n'a pas de voûte plantaire susceptible de donner à sa course de l'élasticité et de l'allonge, de la souplesse. Il court lourdement, avec les jambes toujours en flexion.Il court comme un ours qui se mettrait à courir sur ses deux pattes arrière. Je ne sais pas si ses concepteurs ont compris cela dès le départ. La course bipède est un geste dynamique. Les concepteurs stabilisent très bien le buste avec le mouvement des bras. Mais ça n'est pas une vraie course. Asimov a des genoux, mais il est faible sur les mollets. Nous avons des muscles aux mollets qui nous permettent de pousser sur les jambes. Asimov ne se sert jamais de ses pointes de pieds. Il pousse lourdement sur ses pieds plats. Dans le site de Honda on trouvera une tentative où Asimov tente de gravir un escalier et .. se casse la figure. Pour monter un escalier on se sert activement des muscles des mollets, pour pousser sur ses pointes de pied. Mais on peut effectivement monter et descendre en posant les pieds à plat.

Tout cela n'est qu'un début. Tout cela sera amélioré. Pour obtenir un bon robot bipède coureur, il suffirait de s'inspirer des dinosaures, de lui donner une queue...

Il faut retenir la rapidité qu'a le robot de percevoir son environnement. Il peut "avoir des yeux derrière la tête", capter une multitude d'informations, évaluer des vitesses par effet Doppler. Sa "rapidité de calcul et de réaction" et la vitesse "de son influx nerveux" sont infiniment supérieures à celle d'un être vivant. Il peut être doté d'un système propriocepteur qui lui permette de se situer dans l'espace, de manière très précise. Il peut être doté de "capacités musculaires" dépassant celle des êtres vivants.

Au point de vue course, Big Dog est pour le moment potentiellement plus performant qu'Asimov, qui ne résisterait pas à un bête croc-en-jambe. Il n'est pas dit que la bipédie soit la panacée en matière de robots. Mais dites-vous qu'a priori tout est possible. Et quand des robots existeront, qui seront capables de courir, de monter des escaliers, de transporter des objets, ils pourront devenir des concurents sérieux pour l'homme, à des tas de postes de travail.

Avec la robotique, rioen n'est impossible. On peut théoriquement faire danser un robot comme Fred Astaire ou Gene Kelly. On peut lui faire gagner tous les jeux olympiques de la planète, y compris le 400 mètres haie, le saut à la perche. On peut faire un robot-skieur, imbattable sur toutes les neiges, descendant tout à tombeau ouvert sur ses ... mollets d'acier.

A quand le robot à acquérir dans un sex-shop, qui ... fait tout, unisexuel ou bisexuel, hermaphdrodite ? Moebius avait fait un bout de BD à mourir de rire sur un spationaute qui essaye d'utiliser un robot-nana qui est apparemment mal programmé et lui flanque son pied dans les couilles, alors qu'il l'avait réglé sur " grande tendresse ".

J'ai cette faculté de voir loin. Je me souviens, quand j'étais élève au Lycée Condorcet, les Russes mirent en orbite leur premier Spounik. Aussitôt je dis à mes professeurs de maths et de physique qu'on jour proche il y aurait des hommes dans l'espace, dans la Lune. Réaction :

- Non... à mon avis c'est un autre problème. Mettre un satellite... oui, mais un être humain ..... non ....

Ils étaient sceptiques. Et pourtant les choses n'ont pas traîné. Quand on voit Asimov se dandiner et qu'on a un tant soi peu la faculté de se projeter dans un avenir relativement proche on sait ce que tout cela deviendra.

Je vais vous raconter une anecdote assez drôle. J'ai été enseignant à l'Ecole des Beaux Arts d'Aix en Provence, en csulpture. En 1977 les premiers Apple II sont arrivés. Horloze à 2 mégahertz. Mémoire centrale 16 puis 48 K. Disque souples ( floppy disks ) de 120 k. Affichage écran en 130 points par 180. Très vite j'ai écrit en BASIC un logiciel : Pangraphe, qui permettait de concevoir des tas d'objets et d'en donner des images en perspective, avec une petite table traçante. Un jour j'ai voulu montrer cela aux Beaux Arts d'Aix devant les profs réunis. J'ai esquissé ... l'avenir.

Cécité, surdité complète.

- Vous n'allez quand même pas nous dire que les ordinateurs pourront un jour produire des images ayant la finesse de dessins à la plume ou de peintures ...
- Si... si.....
- Enfin ! Tout ceci est ridicule.

J'ai tout remballé. Jacques Boullier, directeur et ami, était consterné. Je lui ai dit :

- Je reviendrai ... dans dix ans.

Dans pas mal de domaines c'est comme ça. Quelque fois il y a des imbéciles qui parlent de " délire technologique "

Le pire est à venir : l'intelligence artificielle. Quand elle émergera, d'un coup, comme conséquence de l'émergence d'une (vraie) logique non divalente elle se développera de manière explosive et envahira tous les secteurs. Elle pourra se révéler plus performante que l'homme pour des prises de décisions, rapides où nécessitant la gestion de dizaines de milliers de paramètres. Elle pourra se révéler incontrôlable. Non pas parce qu'elle commandera aux humains mais parce que ceux-ci auront tendance, en se déchargeant de multiples tâches sur elle, se devenir cyber-dépendants.


Pour Finir voici l'expression d'Albert Einstein :
http://fr.youtube.com/watch?v=PoBPkgjFIo4&mode=related&search=

Face à ces images, nous sommes comme ces curieux qui venaient au début du siècle assister aux débuts gracieux de l'aviation, sans imaginer une seule seconde que les descendants de ces appareils viendraient mitrailler des colonnes de réfugiés en les terrorisant avec leur sirène ( les bombardiers en pîqué Stuka ) où sèmeraient la mort et la désolation ( guerre d'Espagne : premier bombardement aérien d'une ville habitée par des civils : Guernica, puis d'Ethiopie, puis bombardements sur Londres ). Je repense souvent à cette phrase que m'a adressé une connaissance, un "ancien des bombes", ayant travaillé pendant 30 ans sur l'instrumentation, en particulier à Mururoa, et qui m'écrivait il y a un mois :

- Toi qui hurles après la soldatesque, comment expliques-tu ta fascination pour les armes ?

Je doute que cet imbécile me redise un jour cela en public.

Envoyé par Flo, une vidéo montrant des applications contemporaines militaires : http://fr.youtube.com/watch?v=TsZ2NMcMG4g

 

 

 

Elle vous tiendra compagnie dans vos longs voyages spatiaux

 

roboto_nana_japonais

http://www.youtube.com/watch?v=MY8-sJS0W1I

 

Il y a une chose qui serait techniquement faisable sans le moindre problème. J'avais eu cette idée il y a une bonne quinzaine d'années quand on m'avait demandé de réféchir à un projet de parc de loisir pour une grande ville du sur de la France, qui était en fait un projet-écran, destiné à détourner de l'argent. Quabd j'ai fini par l'apprendre, je me suis retiré et le projet s'est cassé la figure. Ca s'appelait " Lanturluland ". Le dossier, qui dort dans un tiroir, comportait une petite centaine d'idées originales.

Dans ce parc on aurait mis, entre autre, des dinosaures. Un truc consistait à équiper la tête d'un robot-dinosaure à long cou de trois capteurs infrarouges, cachés dans ses écailles, qui permettaient à la bestiole de localiser une source en approche ( un visiteur, ou le visisteur le plus proche ). Alors un asservissement permettait de faire tourner la tête de l'animal vers le visiteur et de ne plus le lâcher du regard. Pour ce robot japonais il suffirait de planquer deux capteurs dans des boucles d'oreille et le troisième dans un collier. Activation du mouvement de tête et fixation ( binocilaire ) du regard sur la source. Déclenchement quand la source est assez proche. Quans la source devient trop distante, le robot " regarde ailleurs ".

Dans la version dinosaure on avait prévu de faire sortir les visiteurs de l'ombre. Le dinosaure ne manifesterait de l'intérêt que quand la personne appararaîtrait dans la lumière. In versement, quand celui-ci, s'éloignant, retournerait dans l'ombre, le dinosaure aurait levé la tête en la cherchant du regard et en poussait des cris plaintifs. Curieux que les Japonais n'aient pas pensé à ça.

Le jour où les robots vous auront à l'oeil, vous serez mal

 

 

 

De tels robots seront pilotés par GPS, dotés d'organes sensoriels opérant dans toutes les fréquences. Il sauront voir dans le visible, l'infra-rouge, l'ultraviolet. Grâce aux infra-sons ils pourront détecter le mouvement d'êtres humains tentant de s'abriter sous d'épaisses frondaisons. Ils pourront effectuer des repérages et des sondages à l'aide d'ondes radar. Leur ouïe sera redoutable. Ils percevront ultra-sons et infra-sons. Ils pourront analyser les odeurs. La vitesse de traitement des informations sera telle que cette machine de guerre aura une perception tous azimuts de son environnement.

L'armement ? Les missiles autoguidés ou filoguidés ne nécessitent plus l'emport de lourds canons. Les robots de combat tueront aussi au laser ou à l'aide de micro-ondes. Ils pourront transporter un lance-flamme, émettre des gaz toxiques. L'absence d'être humains permet de s'affranchir du lourd blindage. Pourquoi protéger à tout prix ce qui peut être perdu ? Fabriqués en très grand nombre par des robots, des armées constituées par e-des dizaines de milliers de robots, programmés pour repérer et détruire, envahiront les champs de batailles comme des foumis, minuscules ou géantes. Ils pourront s'auto-réparer, guérir de "blessures". Ils ne connaîtront ni la peur, ni la pitié. Il y en aura de toutes tailles. La nanotechnologie permettra de déployer des troupes où les combattants auront la taille d'insectes. A l'inverse d'autres robots multipodes pourront enjamber des maisons.

Ne vous y trompez pas : le futur est déjà là

Les Américains ne sont pas contents du tout de perdre quotidiennement des vies humaines lors des combats et des attentats en Irak, Afghanistan et autres lieux. Tout est mis en oeuvre pour pouvoir remplacer au plus vite le combattant humain par des combattants mécanisés, tous terrains.

Le Web est plein de vidéos montrant comment se joueront les guerres du futur, comment les braves soldats américains pourront mener victorieusement à bien leurs combats, partout où ils devront " faire le job ". Ces films montrent des soldats américains confortablement assis devant des écrans, qui montrent l'environnement du robot sous différents angles. Les soldats sont enthousiastes :

- Avec ça je peux mettre dans le mille tranquillement, en prenant mon temps pour ajuster mon tir

Mais aucun ne semble penser aux bricolages qui les tuent quotidiennement, aux mines artrisanales enterrées partout où passent les blindés, en étant déclenchées par un simple appel sur un téléphone portable bricolé.

Je n'arrive plus à installer des dossiers sur les différentes armes qui sortent. En plus c'est lassant.

Allez regarder " Des Virus et des Hommes " à http://leweb2zero.tv/video/alcandre_3646cd53e6a7b76

 


17 février 2008 : A Harvard, les débuts du robot insecte :

robot_insecte

 

robot_insecte

 


 

Antimissile " Trophy "

Evoquons au passage un immense progrès réalisé pour protéger les chars et les half-tracks lorsqu'ils circulent en ville et risquent de se prendre le projectile d'un " LRAC " ( lance-roquette anti char ).

http://www.dailymotion.com/relevance/search/trophy/video/xzcjt_trophy-vs-raytheon-contractor_news

Sur la vidéo vous verrez comment un char est censé s'entourer d'un "bouclier" effectif à courte distance :

 

bouclier_pour_chars_trophy

Bouclier pour protéger les chars : " Trophy "

 

Sur la vidéo on voit des missiles s'approcher à grande vitesse d'un char.

 

roquette_anti_char

D'abord, la roquette anti-char en approche, empennage déployé.

 

 

missile_neutralise_par_trophy

Le m issile est neutralisé par le système " Trophy "

 

roquette_anti_char_amochee

Comme vous pouvez le voir, la roquette n'a pas explosé, mais elle est quand même neutralisée. Pourquoi ?

 

Un char est une lourde structure qui protège des tireur à l'aide d'un blindage. Pendant la guerre de 39-45 apparurent des projectiles " à charge creuse ". Principe de fonctionnement. A l'avant du projectile, derrière une "coiffe" à fonctions purement aérodynamique une charge d'explosif sur laquelle est collé un cone en métal, en général du cuivre. Quand cet explosif est mis à feu, la détonation est très rapide. Derrière ce cone règne donc une pression considérable. Celui-ci va être propulsé à 10 km/s. C'est une couche de métal fondu qui converge vers l'axe du système en une fantastique onde de choc. La mécanique des fluides de ces " blast waves " nous montre que ce cone se transforme en un " dard " extrêmement rapide et dense, qui pourra alors perforer un blindage épais. Classiquement on considère qu'une roquette antichar d'un diamètre D peut percer un blindage d'épaisseur D. C'est énorme ! Ainsi avec un bête truc de 10 cm de diamètre on peut perforer un blidage de 10 cm d'épaisseur.

Rappelez vous au passage les formes étranges de ces " Panzerfaust " de ces roquettes qui étaient tirées par des gosses contre les chars russes, dans Berlin assiégé. Rappelez vous que leur tête peut sembler anormalement large. C'était pour accroître leur puissance de perforation.

Voilà donc ces chars, ces fantastiques machines de guerre, en danger dans les rues de Bagdad parce que des va-nu-pieds s'y promènent avec un vague tube porté sur l'épaule. Inacceptable. Superman a donc conçu le bouclier électromagnétique qui permet de protéger les chars et half-tracks.

Ca marche à courte distance, quelques mètres. L'élément clé est un radar Doppler 360° qui détecte tout objet approchant à une vitesse supérieure à un seuil.

 

radar_doppler_sur_char

Un radar Doppler sur le flanc d'un char, pour détecter le missile en approche

.

Ce système coûte 300.000 dollars. Le dossier montre qu'il y a polémique au sein de l'armée. Et cela montre à quel point les guerres sont profitables pour des actionnaires de sociétés comme Rayetheon. A un moment une des images porte : " qu'est-ce qui est prioritaire ? L'argent ou les hommes ? ". Des Américains commencent à se poser des questions. Ca me rappelle le livre écrit Jadis par Lartéguy à propos de l'engagement des Américains au Vietnam :

Cent mille dollars le Viet

Comment ça marche ? Tonton-JPP, " l'homme qui hurle contre la soldatesque mais qui est fasciné par les armes ", comme dit l'autre idiot, va vous expliquer. L'élément vulnérable dans la roquette c'est son cone de métal se muant en pénétrateur à haute vélocité. Quand le missile est à bonne distance, le char émet une impulsion électromagnétique de forte intensité. Comme les Israéliens comptent aussi l'utiliser ça fait penser à l'épisode de la Bible où l'arche d'Alliance foudroire Ouza, un simple Juif qui l'avait touché, alors qu'elle était transportée par des boeufs. Ceux-ci ayant glissé dans un ornière, l'arche risquait de tomber à terre. Or seuls les Lévites étaient habilité à la manipuler. Ouza paya ce geste de sa vie.

L'onde électromagnétique volatilise le cone métallique qui est l'élément-clé de la roquette. Comme on le voit sur le photo extraite du film, celle-ci n'explose pas et continue sa course. Elle peut frapper le char. Sa charge peut exploser, soit à l'aide d'un détonateur interne à inertie, soit à l'impact. Mais sans cet effet de charge creuse le dégât restera minime. Et sans ce précieux cone de métal, plus d'effet de charge creuse.

Astucieux, hein ?

L'effet de charge creuse a de multiples usages. Il sert par exemple dans les torpilles d'attaque Américaine lors des "tirs au contact". Le sous-marin ennemi est alors abordé. L'expolosif est disposé derrière une rigole en " V ". Il se forme une onde de choc qui ressemble à un cylindre coupant. Elle découpe la tôle relativement mince du submersible, ce qui permet dans la foulée de faire pénétrer par l'orifice une charge temporisée, de la taille d'un simple baril. C'est ainsi que fut coulé le Koursk.

Avec cette technique de la charge creuse on peut couper net d'énormes fers en I ou en H, présents dans les structures des immeubles que l'on veut mettre à bas, lors d'une démolition contrôlée. On a retrouvé des tôles ainsi tranchée dans les décombres (brûlants) des tours jumelles du World Trade Center. Il est facile d'extraite le clichéd'une vidéo.

 

poutres_coupees_net

De poutres coupées net dans les décombres des tours jumelles. Signe évident d'une technique de démolition contrôlée
Résultat impossible à obtenir par fléchissement des poutres ou choc
. Comment la presse peut-elle continuer à occulter ces faits ?

Voir articles sur agoravox :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28653     et      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28444

 

 

Technique de la charge creuse

Il est nécessaire que j'explique ce phénomène essentiel, qui a fait l'objet de nombreuses applications, d'abord militaires puis civiles ( démolitions contrôlées)

Figure A :La masse d'explosif a la forme d'un cylindre comportant un évidement conique en contact avec un cone en métal, généralement en cuivre. L'explosif a une vitesse de détonation élevée. Ainsi, après mise à feu le cone de métal, soumis à une pression élevée, pratiquement uniforme est projeté vers l'axe à une vitesse de 10 km/s. Ce cone ( de métal vaporisé ) se tasse ainsi sur lui-même, mais en même temps sécrète un "dard" de plasma métallique, dense et projeté à très grande vitesse. C'est ce dard qui est à même de percer le blindage des chars. On considère qu'on peu percer un blindage dont l'épaisseur est égale au diamètre de la roquette. Ce dard injecte un plasma à haute température dans le char qui tue ses occupant en ne laissant qu'un trou d'un cm de diamètre.

Figure B :On peut employer une technique analogue en disposant deux plaques d'explosif formant un dièdre ( angle 90° ). Après mise à feu, la surpression liée à l'explosion projette deux lamelles de métal l'une vers l'autre, selon le plan de symétrie du système.Il se forme un "couteau" fait de métal vaporisé projeté à 10 km/s, capable de cisailler des centimètres d'acier. Ce système est utilisé pour couper net des poutres, lors de démolitions contrôlées. La disposition à 45 % permet après cisaillement à la poutre de se dégager sur le côté. La présence de poutres coupées net dans les décombres des tours jumelles (photo ci-dessus) est la preuve irréfutable que ces effondrement ont été des démolitions contrôlées. Je suis effaré que mes collègues chercheurs et ingénieurs continuent à brandir un "prudent scepticisme". L'explication est la peur. Prendre conscience d'une telle action serait "trop horrible", non seulement pour des citoyens américains mais pour des ingénieurs français ou des chercheurs du Cnrs.

Figure C : On enroule le dièdre sur lui même et on obtient une charge creuse annulaire, qui permet de réaliser un emporte pièce, capable de couper net la tôle de 4 cm d'épaisseur d'un sous-marin. C'est ainsi que fut détruit le Kousk, par cette technique d'abordage et de tir au contact; qui permet d'éviter l'enregistrement de la trace sonore de la course d'une torpille. Cela peut alors passer pour un "accident". Vous ne trouverez mention de cela dans aucune revues technique ou scientifique, dans aucune revue militaire. A d'autres de rechercher l'explication de cet aveuglement ou incompétence.

 

charges_creuses

 

Mais comment un char pourrait-il émettre une onde électromagnétique puissante, sans être lui-même récepteur de cette même onde ?

En transformant son blindage en antenne. Ces nouveaux chars à boucliers électromagnétiques devront être repensés en conséquence. Il faudra aussi que cette onde n'ait pas d'effet néfaste à l'intérieur du char, ne fasse pas exploser les munitions, n'abîme pas le " matériel humain ". Il faut un "bouclier anti-bouclier ".

Tout cela coûtera cher, terriblement cher. Les gens au pouvoir aux USA, à la solde des puissances d'argent préfèreront, comme dans toutes les guerres précédentes, faire dépenser au contribuable américain des sommes insensées plutôt que d'entreprendre de faire régner un peu plus de justice sur Terre. Repensez à la guerre du Vietnàm, à son coût, non seulement humain main en matériels, en bombardiers, en hélicoptères.

C'est la ... fête des fous, et combien de temps cela continuera-t-il ?

Revenons à cette robotique, qui sera un jour futur dotée d'une authentique intelligence artificielle ( on créera des robots capables de "créer du code" , de se reprogramer eux-même, de créer leurs propres programmes, non de mettre en oeuvre des programmes déjà écrits, en mettant en oeuvre une logique différente de ca classique logique divalente ) pourrait rendre aux hommes des services inestimables, dans des applications civiles. Mais qui s'en soucierait ? Cette intelligence artificielle, on s'en servira au premier chef pour gérer des conflits, ou les créer, pour analyser, manipuler, affamer.

 

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L'arme thermobarique

( VACUUM BOMB )

Kill me cleanely

Il existe depuis des années des versions larguables à basse altitude par des bombardiers. Ces bombes sont larguées accroches à des parachutes pour permettre au bombardier largueur de se mettre hors de portée des effets de souffle.

- A gauche, la bombe américaine. Poids : huit tonnes. Equivalent TNT : 11 tonnes. Rayon de destruction : 150 mètres.

- A droite, la bombe russe. Poids 7 tonnes, puissance 44 tonnes ( le tiers d'Hiroshima ), rayon de destruction : 300 mètres

 

bombes_thermobariques

Voir la vidéo de " Russia Today " : http://leweb2zero.tv/multipod2/thefens_3146e943c23c8b0

Vidéo de Reuters : http://www.news.com.au/adelaidenow/story/0,22606,22405929-5006301,00.html

 

44 tonnes d'équivalent TNT , c'est 1/272 de la puissance de la bombe d'Hiroshima, laquelle a tout ravagé dans un rayon de cinq kilomètres. Il y a les mines antipersonnel, capables de tuer un homme, ou plusieurs, dangereuses à une dizaine de mètres. Il y a les mines antichar. La bombre d'Hiroshima fut la première arme " anti-cité ", capable de rayer une ville et ses habitants de la carte. Je crois que les hommes ne se rendent pas bien compte de la monstruosité de l'arme nucléaire. Les armes mégatoniques représentent 100 fois Hiroshima. Ce sont alors des armes "anti-cité", à l'échelle de grandes villes. Ne parlons pas de l'effet des retombées.

L'actualité se focalise pas mal actuellement sur quatre têtes nucléaires de 150 kilotonnes, dix fois Hiroshima, qui se sont promenées en tête de missiles de croisière accrochés sous les ailes d'un B-52, au dessus du territoire américain. C'est l'arme type de la frappe nucléaire, celle-ci équipe les têtes multiples des sous-marins nucléaires. Les bruits courent. Pourquoi ce transport d'armes, d'une manière aussi "opérationnelle" ? On sait qu'on transporte de temps à autre des armées nucléaires d'un endroit à un autre, dont la charge est constituée de plutonium. Mais ce transport est alors effectué " dans les meilleures conditions de sécurité ", c'est à dire de telle façon que si l'avion porteur se crashait, ce plutonium serait protégé dans l'équivalent de "boites noites blindées", pour éviter sa dangereuse dispersion ( un microgramme suffit à tuer un homme ). Or ça n'était pas le cas pour les têtes nucléaires transportées par le B-52. Alors, à quoi devaient servir ces têtes, avaient-elles une cible ? Laquelle? Pourquoi pas une ville des Etats-Unis et trois autres villes Européennes, pour créer un climat d'hystérie anti-terroriste.

Nous vivons le temps de tous les dangers. Seuls les imbéciles ne s'en rendent pas compte

 

Quel progrès avec ces nouvelles bombes ?

Pendant la guerre de 39-45 on a procédé au larguage de bombes atteignant je crois quatre tonnes. Alors, où est le progrès ? Il semble qu'il soit de nature qualitative. Jusqu'ici il fallait faire une distinction entre les bombes incendiaires, dégageant une chaleur intense et les explosifs brisants. Par ailleurs, dans un explosif se joue en un dix-millième de seconde une réaction chimique où toute l'énergie doit être contenue dans la charge. La masse d'air environnante n'entre pas en ligne de compte. Elle ne fait que permettre à l'onde de choc, née au sein de l'explosif, instantanément gazéifié, de se se propager.

Avec le napalm, premier "progrès" : on ne largue plus que le " carburant ". Le comburant, c'est l'air. D'où une économie de poids. Par ailleurs un bidon de napalm permet " d'arroser " tout un secteur. Avecun seul bidon, pendant la guerre d'Algérie, on pouvait tuer en les brûlant tous les habitants d'un village, d'un coup. Le napalm était de l'essence gélifiée. Mais le napalm brûlait, il n'explosait pas. Dans les bombes thermobariques de gros progrès on été fait dans la préparation du mélange explosif, dans la dispersion du carburant, sous forme d'aérosol. Celui-ci n'est mis à feu que dans un deuxième temps. Dans la première phase de l'opération il peut se répandre sur une grande surface, occuper un grand volume et même pénétrer par des orifices. Les spécialistes comparent les effets aux "explosions de silos", qui contiennent un mélage d'air et de fines particules. Lors de la mise à feu, les goutelettes de l'aérosol créé par la bombe sont si fines qu'il se produit une véritable explosion. Par explosion il faut entendre qu'une réaction chimique exo-énergétique s'étend très rapidement à un grand volume d'aérosol. Il y a donc une idfférence essentielle avecun explosif classique, qui détone quand il se trouve dans un état très concentré.

Vous avez entendu parler de " vacuum bomb ", de " bombe à vide ". Pourtant, d'habitude quand on pense bombe, on pense "effet de souffle". Dans le cas de ces nouvelles bombes les deux phénomènes sont présents. Une analogie va permettre d'expliquer le phénomène. Imaginez une pièce d'eau. Soudain, dans un certain périmètre, limité par une écluse vous élevez le niveau de l'eau. Puis vous enlevez l'écluse très rapidement. Une vague déferlante va se produire, équivalante à un raz de marée. Mais, en direction opposée, une "onde de raréfaction va se propager, vers le centre du système. Si une onde de choc se réfléchit selon une onde de choc ( où deux ondes de choc qui se rencontrent, ou convergent vers le même centre géométrique ) les ondes de raréfaction se renforcent. Je ne sais pas jusqu'à quel point ces nouvelles bombes peuvent abaisser la pression au centre, mais il ne serait pas impossible que leur appellation " vacuum bombs" mérite bien son nom.

 

schema_thermobariqus

Vacuum bom schema

Cette onde de raréfaction peut alors réduire la pression sensiblement au centre géométrique de cette masse en combustion. L'engin est redoutable. Primo, la brièveté de la combustion de l'aérosol donne naissance à une onde de choc intense, capable de détruire des engins, des bâtiments par effet de souffle. Ceci étant un abri sommaire mais suffisamment solide peut permettre à des soldats de survivre. Une casemate, par exemple. En même temps la composition du réactif fait que cette boule de feu émet un rayonnement thermique intense. De telles armes ont été essayée pendant la premlière guerre contre l'Irak, la première " Guerre du Golfe ". On a vu des photos de soldats irakiens brûlés, noirs. Maintenant le second effet intervient : l'onde de raréfaction. Cette bombe ... fait le vide au coeur de l'explosion, par effet en retour. Or si on peut se protéger d'une onde de choc il est impossible d'échapper aux effets d'une grande baisse de pression. La surpression est véhiculée par une onde de choc. Elle est brutale, d'une durée infime. Les ondes de choc se réfléchissent selon des ondes de choc. Si le blockhaus, l'abri n'est pas détruit, il jouera efficacement son rôle protecteur. Des soldats peuvent avoir la vie sauve en se blotissant dans des tranchées, tandis qu'une onde de choc ravageuse détruit tout en surface.

Mais l'onde de raréfaction n'est pas concentrée dans l'espace et dans le temps. Voir le schéma. Dans une aire correpondant aux chiffres avancés, imaginez qu'une énorme pompe fasse blaisser la pression de l'air, non pendant un millième de seconde, mais pendant un temps de l'ordre de la seconde, moins du centième de la vitesse du son. Alors la tranchée n'offre plus la moindre protection. Cet effet de succion se propagera partout. Il sera très efficace pour tuer des hommes réfugiés dans des caches ou des galeries. Un simple chagement de direction dans une galerie empêche une onde de choc de se propager. Elle se réfléchira sur le premier obstacle en dur rencontrée. L'effet de succion s'infiltre partout, se " faufile ". Les cages thoraciques, les masses viscérales éclatent. C'est réellement une arme nouvelle, redoutable contre les êtres humains, comme contre les bâtiments, qui sous l'effet de cette dépression éclatent comme des noix mûres.

Ce qui est positivement terrifiant avec ces nouvelles bombes, c'est qu'elles sont ... non-polluantes.
Elles échappent aux régles d'interdiction frappant les engins nucléaires.
Elles ont déjà été utilisées avec succès et leur usage se généralisera

 

arme_thermobarique

La version "portable"

 

On arrête pas le progrès

http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-l-Armee-anglaise-deploie-une-nouvelle-arme-basee-sur-une-technologie-de-tuerie-de-masse-_a1325.html

 

Afghanistan : l'Armée anglaise déploie une nouvelle arme basée sur une technologie de tuerie de masse.

Selon un ministre le parlement n'a pas été prévenu.

Une nouvelle « super arme » a été fournie aux soldats britanniques déployés en Afghanistan qui utilise une technologie basée sur le principe « thermobarique » qui se sert de la chaleur et de la pression pour tuer des personnes ciblées dans un spécifique champ d'air, aspirant l'air des poumons et provoquant la rupture d'organes interne.

La soi disante arme à « explosion améliorée » utilise une technologie identique à celle des bombes « bunker buster » des US et des bombes dévastatrices utilisées par les russes pour détruire la capitale tchétchène de Grozny.

De telles armes ont une efficacité brutale car elles dispersent d'abord un gaz ou un produit chimique qui est enflammé lors de la deuxième étape, permettant à l'explosion de remplir les espaces d'un immeuble ou les crevasses d'une cave. Quand l'armée US a déployé une version de ces armes en 2005, Defense Tech a écrit un article intitulé « les Marines restent silencieux sur une nouvelle arme brutale ».(article)

Selon l'agence de renseignements de la défense US, qui a publié une étude sur les armes thermobariques en 1993, « le mécanisme pour tuer de l'explosion employé contre des cibles vivantes est unique – et désagréable… Ce qui tue c'est l'onde de pression, et plus important, la raréfaction de l'air qui suit, qui provoque un éclatement des poumons… Si le combustible provoque une déflagration sans explosion, les victimes sont sévèrement brûlées et vont probablement inhaler le combustible brûlant. Comme les combustibles pour les FAE (Fuel Air Explosives) les plus utilisés, l'oxyde d'éthylène et l'oxyde de propylène, sont hautement toxiques, les FAE qui n'ont pas explosé se montreront tout aussi mortels pour les personnes prises à l'intérieur du nuage comme dans le cas de la plupart des agents chimiques. »

Une deuxième étude de DIA a dit : « les ondes de choc et de pression causent des dommages minimes au tissu cérébral… C'est possible que les victimes des FAE ne sombrent pas dans l'inconscience du à l'explosion, mais au contraire, souffrent pendant plusieurs secondes ou minutes tandis qu'elles suffoquent. »

« L'effet d'une explosion FAE à l'intérieur d'espaces confinés est immense », a dit l'étude de la CIA sur les armes. « Ce qui sont prêts du point de contact sont désintégrés. Ceux à la périphérie souffriront probablement de nombreuses blessures internes et par conséquent invisibles, dont l'éclatement des tympans et des organes de l'oreille interne, de commotions cérébrales sévères, d'éclatement des poumons de d'organes internes, et c'est aussi possible de cécité. »

Des officiers militaires britanniques ont dit au journal anglais The Guardian que les bombes britanniques étaient « différentes ».

« Elles sont optimisées pour créer une explosion plutôt que d'émettre de la chaleur, » l'un d'eux a dit, parlant selon les normes d'anonymat en cours en Grande Bretagne. L'officier a ajouté que ce serait erroné de les appeler « thermobariques ».

Les officiers ont dit au Guardian que la nouvelle arme était classée comme une arme légère de lancement « de munition légère anti structure », et que les bombes seraient plus efficaces car « même lorsqu'elles touchent la cible les dommages sont limités à une zone confinée ».

« Le problème continu de victimes civiles en Afghanistan a une énorme importance dans la bataille pour gagner les cœurs et les esprits » a dit le dirigeant libéral démocrate Sir Menzies Campbell dans un article. « Si ces armes contribuent à la mort de civils alors le but premier du déploiement des troupes britanniques sera rendu encore plus difficile ».

Selon Campbell, le déploiement de ces armes n'a pas été annoncé au parlement.

John Burne 23/08/07 – The Raw Story

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

 

 

Dans tous les domaines l'homme creuse sa tombe avec fébrilité, avec les mains, ses dents, sa tête. Je n'en finis plus d'installer sur mon site des "dossiers-catastrophes". Au plan de l'environnement, nous fonçons vers " Soleil Vert ". Le réchauffement climatique s'accélère. Sur le front de la biologie, nous sommes de complets apprentis-sorciers.


Les abeilles se cachent pour mourir

6 septembre 2007

Ces jours derniers les journaux titraient "les abeilles meurent en masse" ". Si les abeilles meurent, plus de pollinisation. C'est l'espèce humaine qui serait alors en danger. Einstein l'avait prédit. Il y a trente ans le professeur Michel Bounias, directeur de recherche à l'Institut National d'Agronomie d'Avignon, spécialiste de la toxicologie chez l'abeille, tirait la sonnette d'alarme.

 

 

L'article des Echos :

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois.
Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

 

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur pharamineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

 

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

 

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

 

 

 

Avec les OGM on a créé des insecticides de plus en plus performants, mais qui ... remontent jusqu'aux fleurs, infectent le pollen dont les abeilles se nourrissent. Je n'ai pas le temps de faire un dossier sur ce sujet là. Que mes lecteurs me pardonnent.Allez voir par exemple à

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/les-abeilles-nous-abandonnent_12769/

Je ferai simplement une remarque. Avec ces OGM on joue les apprentis-sorciers. La mort des abeilles représente un "dommage collatéral imprévu ". Faut-il s'alarmer ? Qui a raison ? Les alarmistes ou ceux qui voudraient calmer tout le monde ?

 

Pour essayer de se faire une opinion, après cet article très alarmiste.

 

Un article publié par Maximilien Meurs

Les abeilles ont le bourdon...


Depuis plus de 10 ans, le constat est sans équivoque: l'abeille disparaît de nos campagnes. Les écosystèmes non respectés, les pesticides et les aléas climatiques appauvrissent les ressources en nectar et pollen nécessaires au développement de l'abeille. Témoin et victime de la dégradation de notre environnement, la première ouvrière de la biodiversité est en danger...
          

Abert Einstein aurait dit: "Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre". Espérons que le père de la relativité restreinte se soit trompé, car depuis des dizaines d'années, le constat est alarmant. L'abeille, qui joue un rôle irremplaçable dans l'écosystème, subit une surmortalité effrayante. Un phénomène mondial qui semble être en lien avec la dégradation de notre environnement. Depuis son apparition il v a environ 26 millions d'années, l'abeille a largement contribué à la reproduction, à l'évolution et à la diversité du monde végétal. La morphologie des abeilles (présence de poils branchus sur le corps), leur régime alimentaire constitué exclusivement de nectar et de pollen, et leur comportement de butinage en font des vecteurs de pollinisation particulièrement efficaces. Butineuse laborieuse insatiable, papillonnant de fleur en fleur, elle contribue, aujourd'hui encore, à la pollinisation de près de 80 % des espèces végétales dans le monde et reste un atout majeur pour la sauvegarde de la biodiversité et de l'environnement.

 

LA BIODIVERSITÉ EN QUESTION

Attirées par l'éclat et le parfum des pétales, les abeilles développent une activité pollinisatrice remarquable tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Sur le plan quantitatif les abeilles transportent couramment des dizaines de milliers de grains de pollen sur leurs corps et elles en déposent de grandes quantités sur les stigmates, avec pour conséquence une sélection possible des tubes polliniques dans le style jusqu'aux ovules. Sur le plan qualitatif, en allant de fleur en fleur, les abeilles transportent des pollens issus d'individus d'une même espèce, mais génétiquement différents et le dépôt d'alto-pollen permet la fécondation croisée et la reproduction de toutes les espèces auto-incompatibles.
L'abeille est également un allié inestimable pour les agriculteurs. Bénévole consciencieuse, elle participe à la pollinisation de nombreuses cultures comme les arbres fruitiers, les cultures oléagineuses (colza, luzerne...) ou certains légumes.
Pourtant, les abeilles sont en grave danger et voient leur nombre diminuer régulièrement à tel point que beaucoup d'écologistes sont très inquiets. La réalité est si probante qu'elle se traduit par une dégradation en quantité et en qualité des pollens: 2/3 des pollens, abondants il y a à peine 50 ans, ont disparu.

Les apiculteurs français, de leur côté, ont observé un déclin brutal des ruchers entre 1994 et 2004. Pendant cette période, environ 30% des colonies d'abeilles disparaissent chaque année et doivent être reconstituées par les apiculteurs eux-mêmes pour maintenir leur cheptel. En France, 40.000 tonnes de miel étaient produites en 1995, alors qu'en 2006 on en produisait moins de 25.000 tonnes...

 

LES INSECTICIDES TUENT LES ABEILLES

Ce déséquilibre se répercute sur la chaîne de la vie. Fragilisée, l'abeille se développe mal, se reproduit mal, sa population diminue et par cercle vicieux, la pollinisation diminue, donc les espèces végétales se reproduisent moins et la biodiversité est menacée à son tour...
Sensible à la qualité de son environnement, l'abeille est ainsi le "fusible" le plus exposé aux diverses pollutions. Tout produit phytosanitaire, utilisé en agriculture comme en jardinage, lui est nocif. Ce n'est pas un hasard si les abeilles sont plus productives en milieu urbain, beaucoup de services des espaces verts des villes n'utilisant plus de pesticides.
Stars des médias ces dernières années, le Gaucho et le Régent ont longtemps été montrés du doigt. Bien malgré eux, ils ont permis d'alerter l'opinion sur le déclin massif des abeilles, même s'ils n'expliquent pas à eux seuls le dépeuplement des ruches que l'on constate dans le monde.
Au terme d'une longue bataille à la fois juridique et environnementale, ces produits d'enrobages des graines de maïs et de tournesol ont été mis en cause et finalement interdit en France. Les apiculteurs ont remporté une indiscutable victoire. Le Gaucho est interdit depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs ; le Régent depuis cette même année 2004 sur toutes les cultures. Encore aujourd'hui, certaines études contestent la responsabilité de ces produits durant l'hécatombe des années passées, d'autres les accablent.
Difficile de se faire une opinion, alors que d'autres molécules arrivent sur le marché, comme la clothianidine par exemple. Du nom commercial de "Poncho". elle serait extrêmement persistante dans les sols, s'inquiète l'Unaf (Union nationale de l'apiculture Française). Les apiculteurs d'outre-Rhin demandent d'ailleurs déjà le retrait de cette molécule du marché.

 

LE DANGER DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les aléas climatiques induisent également des difficultés pour les populations d'abeilles. La rudesse particulièrement longue de l'hiver 2005-2006 a contraint les abeilles à sortir peu de la ruche à cause du froid. Suite à quoi elles ont développé des maladies. Autre exemple, la sécheresse qui a sévi sur une grande partie de la Rance en juillet 2006, a empêché les fleurs de produire suffisamment de nectar et de pollen pour rassasier les abeilles. Les apiculteurs ne peuvent ainsi que s'inquiéter des conséquences du réchauffement climatique qui génère des accidents météorologiques de plus en plus sévères.
Autre argument mis en cause dans la surmortalité des abeilles : l'appauvrissement de la biodiversité. Les surfaces de prairies à base de légumineuses très mellifères ont été fortement réduites; les bordures des routes et des forêts sont traitées par des désherbants: les haies, et avec elles beaucoup de fleurs des champs, ont disparu. Or seule la diversité des plantes permet aux pollinisateurs de se nourrir toute la saison et d'éviter des carences.
C'est sans parler d'autres fléaux repérés en Europe, comme Aethinia tumida, un petit coléoptère qui, très vite, envahir les colonies, Nosema ceranae, un champignon qui les parasite ou le varroa, un parasite tueur particulièrement agressif à l'égard des abeilles, qui continue, depuis son apparition en 1982, à faire des hécatombes dans les ruches, à l'insu des apiculteurs.

 

UN FRELON ASIATIQUE

Il ne leur manquait plus que ça, aux apiculteurs. Le débarquement en force d'un nouvel ennemi s'annonçant redoutable: Vespa Velutina, un frelon asiatique tueur d'abeilles, habituellement basé au sud de l'Inde, en Chine, Thaïlande ou Malaisie, mais dont la progression est désormais fulgurante à travers le sud-ouest de la France.
Probablement arrivé à bord de cargaisons de bois ou de fruits exotiques aux alentours de 2004, l'insecte, identifié avec certitude en 2005 à côté de Nerac (47), a en effet colonisé en un rien de temps la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne, la Dordogne. la Charente-Maritime. Et au-delà de l'Aquitaine, ce sont aujourd'hui tous les départements limitrophes qui sont donc concernés par l'extension de ses implantations. Ce frelon agressif et vorace prélève en effet uniquement des butineuses et d'après ceux qui l'ont observé, il les attend en vol stationnaire devant la ruche avec deux ou trois autres, puis les capture pour les emporter vers son nid afin de nourrir ses propres larves. En plus de ce prélèvement, il s'attaquerait aussi aux essaims, à l'intérieur des ruches, ce qui entraînerait des dégâts lourds pour les abeilles.
La question des OGM se pose également. Les apiculteurs ne sont pas trop inquiets pour les miels, car l'abeille est un remarquable filtre. En revanche, pour les producteurs de pollen, "c'est une catastrophe et la distance de 50 m imposée par la loi française entre les cultures conventionnelles et les cultures OGM est très insuffisante", indique l'UNAF. Par comparaison, l'aire de butinage de l'abeille est de 3 km au minimum autour de sa ruche!
L'histoire de Maurice Coudoin, apiculteur du côté de Marmande, est très révélatrice sur le sujet. L'apiculteur anti-OGM du Lot-et-Garonne a été débouté en appel : la cour d'appel a rejeté sa demande de destruction des parcelles de maïs transgénique, arguant d'un risque manifeste pour ses ruches itinérantes. Dans son arrêt, la cour déboute l'apiculteur estimant que les conséquences préjudiciables de la présence d'OGM ne sont pas "en l'espèce établies".

 

POLLINISATION ET OGM

Maurice Coudoin avait produit en première instance une étude sous contrôle d'huissier effectuée en 2006 sur ses ruches et sur des cultures traditionnelles voisines des champs d'OGM. Cette étude montrait que trois ruches avaient été "contaminées" à 40 % à 400 mètres et entre 40 et 50 % à 1.200 mètres mais la teneur en ADN transgénique détectée était "non quantifiable" à 1.500 mètres. L'étude précisait aussi que les trois parcelles de maïs traditionnel avaient un taux de contamination qui atteignait de 0,3 % d'ADN à 15 mètres de la "source" à 0,1 9/à à 95 mètres mais pour la troisième à 305 mètres, les OGM étaient "détectables mais non quantifiables".
Le 24 mai dernier, le tribunal de Marmande avait condamné les apiculteurs à s'abstenir de placer leurs ruches dans un rayon de 1,5 km autour des parcelles de maïs OGM pendant la période de pollinisation, et ce, afin de ne pas récolter de pollen transgénique et d'empêcher les abeilles de propager la contamination aux cultures traditionnelles avoisinantes. La décision de la cour d'appel a donc souligné que Maurice Coudoin "pouvait s'abstenir pendant la période critique de la pollinisation de déposer des ruches à proximité de ces parcelles parfaitement identifiées". Décision surprenante: des cas similaires sont apparus dans d'autres pays européens où la justice a donné droit aux apiculteurs et ordonné aux agriculteurs de détruire les cultures transgéniques pour éviter une contamination des cultures traditionnelles.
Quoi qu'il en soit. l'espoir renaît pourtant, car les apiculteurs français ont observé un repeuplement tout à fait significatif de leurs colonies d'abeilles en 2006. Un phénomène qu'ils n'avaient pas pu observer depuis trop longtemps...

 

 

L'abeille en  chiffres

Une abeille pèse à vide 80 à 100 mg; charge maximum d'une abeille: 70 mg.
Une reine pond jusqu'à 2.000 oeufs par jour, 130.000 par an et 500.000 dans sa vie. L'abeille vit en moyenne  20 à 35 jours, l'abeille d'hiver: 170 jours et plus.
Une colonie, c'est 10 à 80.000 abeilles.
En une journée, une colonie de 40.000 abeilles. dont 30.000 butineuses. visitent 21 millions de fleurs, soit 700 fleurs par abeille. Soit pour 20.000 butineuses d'une ruche: 14 millions de fleurs visitées quotidiennement.
Une butineuse récolte 40 mg de nectar, ce qui donnera 10 mg de miel et 20 mg de pollen. Nombre de voyages nécessaires pour ramener un litre de nectar: 20 à 100.000. Nombre de voyages nécessaires pour obtenir 10 kg de miel: 800.000 à 4 millions. Les besoins annuels de la colonie sont de 15 à 30 kg de pollen et 60 à 80 kg de miel. La larve est nourrie du 4e au 8e jour et multiplie son poids par 1500.
Chaque année, depuis 1995, c'est en moyenne et selon les régions, 30 % des colonies d'abeilles qui disparaissent et doivent être reconstituées par les apiculteurs pour maintenir leur cheptel.
En France, on produisait 40.000 tonnes de miel en 1995, moins de 25.000 aujourd'hui...
(Source: UNAF)

 

 

 

 

 

Ça bourdonne dans nos villes

Pour sensibiliser le public sur le rôle des abeilles dans l'environnement, l'UNAF développe le programme "L'Abeille, sentinelle de l'environnement", un projet amorcé en 2005 qui peut compter désormais sur le soutien de nouvelles collectivités et entreprises françaises et européennes. L'action la plus visible du programme est l'implantation de ruches en ville.
Après Nantes et Paris, la Ville de Lille. le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, la Ville de Martigues, le Conseil Régional Rhône-Alpes. la Ville de Besançon et le Restaurant Michel Bras ont signé officiellement la Charte. Les partenaires accueillent donc sur le toit de leur immeuble, ou au sein de leurs espaces verts. de 6 à 8 ruches sur la base d'une convention de 3 ans renouvelable. La Fédération prend en charge la gestion du rucher aux couleurs de l'institution partenaire et. d autre part, les partenaires s'attachent à mettre en oeuvre les engagements de la Charte et développent des actions de sensibilisation et de communication auprès du grand public.
Même si cela semble paradoxal, les colonies d'abeilles vivent aujourd'hui mieux en ville en raison de l'absence de traitements phytosanitaires lourds, d'une température légèrement supérieure à celle de la campagne et d'un enchaînement de floraisons souvent plus régulier qui permet un butinage plus long et sur une grande diversité de fleurs. "Les abeilles produisent fort bien et expriment une vitalité rassurante", affirme Jean Paucton. responsable des ruchers de la Villette et de l'Opéra de Paris. Le miel de l'Opéra de Paris récolté à l'automne 2006 a ainsi donné un miel doux aux notes de cassis!

 

Le génome de L'abeille

Bien que quelques gènes impliqués dans la défense immunitaire de l'abeille aient été connus depuis longtemps. le séquençage complet de son génome a permis d'avoir accès à l'ensemble du répertoire, principalement par comparaison des séquences avec des insectes mieux connus comme la drosophile, les moustiques ou les papillons parasites. Les mêmes systèmes de défense inductible par des parasites et pathogènes ont été trouvés.
Cependant, alors que chez les autres insectes, il existe de nombreuses variantes de ces gènes, constituant d'importantes familles de gènes, l'arsenal est moins diversifié chez l'abeille (total de 71 gènes contre 209 chez l'anophèle et 196 chez la drosophile).
Les familles de gènes de détoxification étant plus petites chez l'abeille. elles la rendent beaucoup plus sensible à certains pesticides et maladies que ne le sont d'autres insectes. Les enzymes de détoxification générés par certains gènes permettent aux insectes de métaboliser (détruire ou modifier) les molécules de pesticides, les rendant inoffensives. On dit alors que [insecte est résistant au pesticide puisqu'il peut le rendre inoffensif avant qu'il agisse. Par conséquent, l'abeille a moins de ressources contre les pesticides que n'en ont les moustiques ou les mouches, et est donc plus vulnérable dans l'environnement actuel.

 

 

 

 

7 septembre 2007

Un virus pourrait être responsable de la mort de milliard d'abeilles aux Etats-Unis

AP

WASHINGTON - Les scientifiques enquêtant sur la mort de milliards d'abeilles aux Etats-Unis ont un nouveau suspect: un virus jusqu'alors inconnu sur le sol américain, selon une étude parue cette semaine dans l'édition en ligne du magazine "Science".

Ces chercheurs expliquent avoir eu recours à une technique génétique nouvelle et à des statistiques pour démasquer ce virus israélien, responsable de paralysies aigües. Il est le dernier suspect en date dans la mort à grande échelle d'abeilles ouvrières, un phénomène connu sous le nom de "syndrome de l'effondrement d'une colonie".

Il leur reste maintenant à tenter d'inoculer ce virus aux abeilles pour déterminer s'il est mortel.

"Au moins nous avons une piste maintenant. On peut l'utiliser comme marqueur et vérifier s'il est réellement responsable d'une maladie," a déclaré le Dr Ian Lipkin, épidémiologiste à l'université de Columbia et coauteur de l'étude.

Mais pour les spécialistes, les mites parasites, les pesticides et les carences alimentaires restent des suspects potentiels, tout comme le stress du voyage: les apiculteurs transportent les abeilles d'un bout à l'autre du pays pour qu'elles pollinisent les récoltes au moment de la floraison.

Selon des experts n'ayant pas participé à l'étude, le virus nouvellement identifié pourrait se révéler n'avoir été qu'un facteur aggravant de l'état d'abeilles déjà blessées.

"C'est peut-être une ou plusieurs pièces du puzzle, mais je ne crois certainement pas que ce soit là toute l'explication, a réagit Jerry Hayes, directeur de la section apiculture du département d'Agriculture de Floride.

Ces morts inexpliquées ont frappé entre 50 et 90% des ruchers des apiculteurs américains, soulevant de sérieuses craintes quant aux effets que cela pourrait avoir sur les plus de 90 récoltes qui comptent sur les abeilles pour être pollinisées.

Les premiers signes du syndrome de l'effondrement d'une colonie datent de 2004, l'année même où le virus a pour la première fois été répertorié par le virologue israélien Ilan Sela. C'est aussi cette année-là que les apiculteurs américains ont commencé à importer des abeilles d'Australie, une pratique désormais interdite par le "Honeybee Act" de 1922.

L'Australie est maintenant montrée du doigt comme étant une source potentielle du virus, un véritable retournement de situation puisque ces importations avaient pour but d'enrayer une autre fléau, la mite varroa. AP

 

 

 

 

7 septembre 2007 : REUTERS

Les abeilles peut-être victimes d'un virus, selon une étude

Reuters
Par Maggie Fox Reuters - Jeudi 6 septembre, 22h37

WASHINGTON (Reuters) - Un virus récemment découvert pourrait être mortel pour les abeilles, ou du moins favoriser leur disparition, affirment des scientifiques américains.

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Ce virus n'est probablement pas le seul responsable de ce que les spécialistes appellent "phénomène d'effondrement des colonies" (Colony collapse disorder, CCD), mais pourrait aider à comprendre quel mal frappe les abeilles dans tous les Etats-Unis, ont rapporté les chercheurs.

Baptisé "Virus israélien de la paralysie aiguë" (IAPV), le virus, inconnu jusqu'alors, a été découvert en Israël en 2004.

Selon des estimations, 23% des apiculteurs américains ont constaté dans leurs ruchers des disparitions brutales d'abeilles lors de l'hiver 2006-2007.

"Ces apiculteurs ont perdu près de 45% de leurs abeilles", peut-on lire dans le rapp