Chambre à gaz et fours crématoires en plein Paris pendant la guerre
11 octobre 2007 - 16 octobre 2007
L'histoire a beaucoup à nous apprendre, à condition d'aller un peu consulter ses archives. Internet est un outil extraordinaire sur ce plan-là. Il y a quelques semaines j'avais cité une vidéo montrant la rencontre, le 30 novembre 1941 de Mohammad Amin al-Husayni , Grand Mufti de Jérusalem avec Hitler, à Berlin. L'évènement est rapporté dans l'extrait ci-joint et célébré par le gouvernement français de Vichy, qui collaborait avec les Allemands. J'ai reçu un mail en retour d'un jeune révisionniste allemand, dont je ne citerai pas le nom mais qui montre qu'il existe des mouvements de jeunes très actifs, dans différents pays, qui suivent les messages de lamentables vieillards comme Faurisson ou l'ex-communiste Garaudy.

Pour ne pas me voir accusé de vouloir diriger mes lecteurs vers tel ou tel site, j'ai trouvé cette vidéo sur dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/x25h01_archives-de-vichy-le-grand-mufti-de_politics

Amin al-Husayni passant en revue des troupes de Musulmans Croates s'étant joints aux troupes Nazies.
Je ne saurais trop inciter les lecteurs à se documenter par eux-mêmes sur l'histoire de cette région du globe. La richesse d'Internet est telle que vous n'aurez pas de mal à trouver, d'un site à l'autre, des présentations diamétralement opposées des mêmes faits. Il vous restera à vous forger votre propre vision des choses.
Certains auraient tendance à penser que l'arrivée des Juifs en Palestine s'effectua dans l'après-guerre. En fait le mouvement sioniste était déjà vif dès le début du siècle. Pour fixer les idées, la ville côtière juive de Tel-Aviv fut fondée en 1909. Dans période 1929-1939 180.000 Juifs immégrèrent en Palestine, puis 700.000 dans l'immédiat après guerre. La population actuelle de l'état d'Israël, dont la croisance linéaire est régulière depuis des décennies, dépasse actuellement les 7 millions d'habitant. Cet afflux continu suscita des réactions très négatives chez certains Arabes, dont Mohammad Amin al-Husayni , Grand Mufti de Jérusalem. Le Mufti est un chef religieux, doté du pouvoir de lancer des Fatwa. Documentez-vous par vous-même sur cette phase de l'histoire, où se conjuguent Arabes, Juifs et Anglais. Ces derniers décideront en 1947 de rendre leur mandat, en particulier après un attentat perpétré par l'Irgoun, groupe armé juif clandestin, auquel appartint Menahem Begin et qui, après s'en être pris aux soldats et policiers anglais dynamita le siège de l'administration anglaise, l'hôtel King David, en faisant 91 morts, dont de nombreux civiles Arabes et Juifs. Les Arabes ne sont donc nullement les inventeurs de cette technique, qui nécessita l'amenée d'une très grande quantité d'explosif dans le sous-sol de l'hôtel. .
On voit ainsi que cette région est habitée par la violence de longue date. Le 29 novembre 1947 l'ONU vota la création de l'état d'Israël, déclenchant la colère des populations Arabes. Le Grand Mufti quant à lui entra en contact avec les Nazis dès 1933, en offrant ses services à plusieurs reprises et en demandant si en retour ceux-ci pourraient aider les peuples arabes à se débarasser de la présence des Juifs en Palestine. En 1940 l'oranisation clandestine juive Irgoun tenta sans succès de l'assassiner. En avril 1941 des officiers irakiens pro-nazis déposèrent le premier ministre pro-anglais Nuri Said Pasha. (si vous cliquez sur le lien vous pourrez voir, sur la photographie, le célèbre Lawrence d'Arabie ). Un mois plus tard les Anglais occupèrent la région. Le Mufti s'enfuit alors en Allemagne, en passant par la Turquie et l'Italie Mussolinienne. A Berlin il fit de son mieux pour appuyer des actions anti-juives allemandes, en lançant en particulier une fatwa contre les Anglais en mai 1941. Il oeuvra pour la constitution de troupes musulmanes SS dans les Balkans, en Bosnie et Albanie, suscita la création d'écoles coraniques destinées à former les imans et les mollahs pour l'encadrement militaire et religieux de ces troupes musulmanes. L'unité la plus importante fut la 13° division Hanshar, forte de 12.000 hommes, qui lutta contre les partisans communistes dans les Balkans à partir de 1944. Lors de la défaite de l'Axe le Mufti s'envola vers la Suisse, puis fut capturé par les Français, qui l'assignèrent à résidence. En 1948, échappant à une peine de prison de trois années, votée par le régime de Tito, il trouva finalement asile en Egypte et mourut en 1974 au Liban, à Beyrouth. Vous trouverez dans Wikipedia et dans d'autres sites, nombreux, plus de détails sur les faits et propos qui lui sont attribués.
Avant de révéler ce dont j'ai été témoin j'ai pensé utile de produire une donnée factuelle, qui concerne la démographie israëlienne, l'intense immigration des Juifs vers le pays, les diaspora juives et palestiniennes, chiffres de 2007..
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Israel-demography.png

L'évolution de la population de l'état d'Israël de 1961 à 2007
Peut être connaissez-vous l'existence d'une Loi du Retour, édictée dans les années cinquante, toujours en vigueur, qui donne le droit à tout Juif résidant hors d'Israël de revenir s'installer dans le pays. Les données qui suivent émanent du site sioniste :
Ils montre l'intense effort fait par les Israeliens pour faciliter l'immigration juive en Palestine, qui y fait figure de " devoir sacré ".
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La diaspora juive, données 2002.
Titre : " le combat de l'Agence juive contre une médiocre perspective démographique "
Ce sont des chiffres fournis par l'agence israelienne elle-même. On voit sur ce " camembert " que l'effectif des Juifs résidant aux Etats-Unis, qui représente 2,6 % de la population américaine dépasse celui des Juifs résidant en Israël même. On réalise d'une part le poids de l'aide de Juifs américains vis à vis de leurs corréligionnaires rentrés en " Terre Promise ", d'autre part le poids extrêmement importance de cette même population sur la politique des Etats-Unis, sous tous ses angles. Simple donnée factuelle.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/refugiesdiasporapaldpl2000
Quelques faits d'histoire et récents
Dans ce qui va suivre je vais montrer que le construction de centres d'exterminations, comprenant des chambres à gaz et des fours crématoires ne fut pas une improvisation chez les Nazis, mais mit à profit des expérimentations préalables, dont une se tint au sud de Paris, à Issy les Moulineaux, dans un stand de tir initialement construit en 1938 à l'usage des jeunes policiers français, et dont une partie fut aménagée en chambre à gaz. .

J'ai été élève à l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique de Paris, Supaéro, de 1959 à 1961. Les élèves de différentes Grands Ecoles bénéficiant d'un traitement spécial, vis à vis d'une formation prémilitaire. Nous avons à l'Ecole un " bureau militaire " tenu par le colonel Davy et l'adjudant Béjot. Une fois par semaine nous avions des séances de formation et d'entraînement auxquelles nous étions conviés, vétus des lourdes capotes bleue marine des soldats de ssconde classe de l'armée de l'air. Au terme de cette " formation " nous avions le privilège de démarrer notre service militaire, de 18 mois, comme sous-lieutenants et non comme EOR ( Elèves Officiers de réserve ). Cet entraînement comportaient des séances de tir qui se tenaient dans un stand situé à Issy les Moulineaux, aujourd'hui détruit.
Je me souviens parfaitement qu'une salle de ce stand était tapissé de grillage, qui retenait, plaqué au mur, d'épaisses plaques d'amiante, qui représente un assez bon isolant phonique. D'après les photographies prises au moment de la libération de Paris, ce grillage fut apposé après. Un sous-officier, préposé au tir, m'expliqua qu'il s'agissait de traces de doigts de gens qui avaient été gazés dans ce local et qui avaient cherché à grimper au mur pour échapper ai gaz mortel.
J'ai un jour mentionné ce fait dans mon site et j'ai alors été contacté par un nommé Maxime Beck en décembre 2006. Voici ses e-mail et son adresse :
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Maxime Beck m'a envoyé par la suite différents documents. L'un émane d'un certain Roger Réant :
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Second témoignage :
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Troisième témoignage :
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A cela s'ajoute mon propre témoignage. Je pense que de nombres anciens étudiants à Supaéro, à cette époque, pourrait le confirmer.
La mairie de Paris a publié un ouvrage signé par Adam Rayski, intitulé " Au Stand de Tir , le massacre des résistants, Paris 1942 - 1944 ", préfacé par Bertrand Delanoë, maire de la ville.
On y apprend que ce stand avait été construit en 1938 pour permettre l'entraîneent des jeunes policiers. Il est construit au sud du Boulevard Victor, où étaient alors situés les locaux de l'Ecole Supérieure de l'Aéronautique, dans le XV° arrondissement de Paris, au sud Ouest de la capitale.
En date du 31 août 1944 :

En fait, si on se réfère aux témoignages cités plus haut, ça n'était pas pour échapper à des tortionnaires que ces hommes s'aggripaient au revêtement d'amiante, mais pour fuir le gaz Zyklon mortel se dégageant de cristaux déversés par des fausses cheminées. Voici une photo d'un de ces murs portant des traces, prise en 1944.
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Ajout du 16 octobre 2007 : A l'attention d'un Saint Thomas révisionniste, qui m'avait envoyé vers les sites de Faurisson mais que ce dossier, depuis, a un peu troublé.
Cet homme, en voyant ces clichés s'est demandé " pourquoi il y avait des traces de mains, à plat ". Il a en fait mal regardé ces traces. En fouillant dans ma mémoire ne me souviens que tout cela était très visible. Les trous faisaent dans les3 à 5 cm de profondeur. Quand vous essayez de planter vos doigts dans une substance comme de l'amiante, assez molle, vous imprimerez à la partie supérieure les traces de vos doigts, enfoncés le plus prfondément possible. Mais vous y laisserez également la trace des paumes de vos mains.

L'explication de l'aspect des traces de mains dans l'amiante

Regardez ces traces de mains " à plat ". A la partie supérieure vous verrez les traces des enfoncements de doigts
Tout cela a disparu. On n'a pas jugé bon de conserver ce " monument historique ", sous le prétexte que ces éléments avaient été emportés par les visiteurs comme souvenirs (comme mentionné dans l'ouvrage édité par la Mairie de Paris). C'est parfaitement faux puisque j'avais moi-même vu ces traces quinze ans après.
Ces traces, je les ai vues de mes propres yeux et j'en témoigne.
Oui, un nombre inévaluable d'hommes et de femmes ont été gazés dans ce local, en plein Paris, et ces traces, à hauteur de bras tendus vers le haut, témoignent de leurs efforts désespérés pour échapper au gaz mortel. C'est la seule explication de leur existence. Cette chambre à gaz a existé. Tous les témoignages convergent. Ce local d'Issy les Moulineaux a fonctionné comme " mini " centre d'extermination, avec la complicité nécessaire des autorités locales qui " fermaient les yeux ". Rappelons que tout cela était en pleine ville, et non dans une campagne désert, loin derrière des clôtures de barbelés. Même chose pour le fonctionnement des fours. A propos de l'utilisation des gueuloirs de la centrale thermique d'Issy, &&& dont j'attends toujours des photos d'époque et éventuellement des plans. Nous avons des témoignages d'employés, mis à l'écart dans leur réfectoire pendant les opérations de crémation des corps. Mais quid de ceux qui nettoyaient périodiquement ces fours en enlevant " le mâchefer " ? Est-ce que dans ces débris on ne trouvait pas des os, des dents, des appareils dentaires ?
Combien de faits qui ne seront jamais connus ?
Un lecteur, M. Gabriel Mazlin a attiré mon attention sur l'existence d'un autre centre où on exterminait les gens, en les faisant travailler, dans des conditions qu'on peut aisément imaginer au fond d'une mine, à Thil où, comme à Dora, ils travaillaient à la construction de missiles V2. La mine de Thil avait aussi ses fours crématoires.
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Combien de lieu d'extermination, par le travail, jusqu'à l'épuisement, en France. Combien de fours crématoires ? Qui mènera cette enquête, quel " journaliste professionnel " s'en ira remuer cette vase sanglante ?

A gauche, la partie du stand d'où nous pratiquions le tir au fusil et à droite l'aspect extérieur du bâtiment et son accès, dont je me souviens fort bien.

Les poteaux d'exécution, au moment de leur découverte en 1944, disposés selon la longueur du stand de tir, telle que nous l'utilisions ( mais les poteaux avaient été enlevés ).
Bien sûr, nombre de gens furent fusillés au cours de la guerre, principalement au Mont Valérien. Mais le stand de tir d'Issy servit aussi de centre d'expérimentation comprenant le gazage d'une centaine d'individus à la fois, puis l'élimination des corps, dans des fours spécialement conçus où dans ceux de la centrale thermique d'Issy, qui existait encore lorsque je fis mes études à Supaéro. &&& Un lecteur nous en enverra peut-être une photographie d'époque.

Selon les témoignages joints ici, dont celui de Roger Réant, les corps étaient emmenés à la centrale thermique toute proche, puis jetés dans ses gueuloirs à coke. Pour que le personnel de la centrale ne soit pas témoin de cette scène, on l'éloignait en l'invitant à prendre une boisson chaude dans la cantine toute proche. Selon un autre témoignage, verbal celui-là, émanant d'une personne ayant travaillé dans cette centrale, quand les Nazis leur faisaient quitter leurs postes de travail pour les confiner dans leur réfectoire la lumière électrique baissait, ce qui indiquait une baisse de régime de la centrale liée à l'ouverture des fours.
Le stand d'Issy fut détruit dans les années soixante pour permettre la construction d'un autre bâtiment, à usage militaire. Les demandes de classer celui-ci comme monument historique ne furent pas suivies d'effet. Il reste ces témoignage et les nôtres, ceux de jeunes étudiants qui connurent cette préfiguration des centres massifs d'extermination.
A Paris, lorsque vous marchez Boulevard des Maréchaux, sachez qu'un nombre inévaluable de corps gisent sous vos pieds, réduits à l'état de cendre et de mâchefer.
Si les Nazis avaient disposé d'un temps suffisant, en 1945 :
Aucune trace des camps d'extermination n'aurait subsisté et on en serait aujourd'hui à spéculer pour savoir si ces lieux ont réellement existé.
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